dimanche 22 mars 2020

21 MARS LE PRINTEMPS ?

Que d'évènements en deux mois ! Le 5 janvier, que savais je de tout ce qui s'est produit ? certes, la crise des vins existait déjà, j'appréhendais l'année, avec sans doute des problèmes de trésorerie. Et tout cela m'inquiétait déjà pas mal. La Bourse, le CAC 40, allait passer de 5800 à 6100, et je vendais des AIRBUS a 135 € le jugeant cher, achetant des TOTAL à 44, HERMES passait le cap des 700, et BNP remontait à 53€.

Quelles étaient mes préoccupations ? boucler les contrats vrac, préparer l'année. Et notamment ce mariage à venir. 

Je me souviens que vers le 21 mes amis chinois m'avertirent qu'ils  partiraient  pour le nouvel an, en principe le 23, et qu'en principe, je ne recevrais plus de nouvelles, la Chine intérieure étant difficilement accessible aux téléphones mobiles, et aux VPN.

Certes, on savait qu'il y avait une épidémie la bas, vers WUHAN, la ville de l'automobile. Mais les sujets des journaux tv étaient une vaste rigolade : les plastiques dans les océans, un peu les municipales, les incendies en australie, un peu les tentatives des turcs en syrie et libye. L'écume des jours.

En deux mois, tout a été bousculé. En commençant par l'Italie, et cette ville de Bergame, si charmante, où j'aimais aller. Son cimetière est spectaculaire, et hier, j'ai appris que malgré sa grandeur, il était saturé. 

le 29 janvier, je me souviens avoir appris que les deux chinois étaient confinés, et sévèrement. Plus tellement de nouvelles par la suite. Février fut assez rempli, par les panneaux de Mattes qui déplaisent à Mme La Préfète, qui a pondu un nouvel arrêté, que cette fois, je ne peux pas attaquer, et donc je cède en attendant la prochaine. Ultimatum : le 11 mars. Le 8 mars, tout était résolu.

Février fut assez humide, pas très froid. Je me souviens de ces giboulées incessantes. Notre voisine devait partir 3 semaines aux USA vers mi mars. Pour ma part, je me souciais de ce mariage à préparer, au moins une réception après le mariage civil. J'avais fait un décompte à 12 personnes...Deux semaines plus tard, on me parlait de 25 à 30...je proposais la maison de l'Amérique Latine, plus que la maison, même si toutes deux servent des vins de Pays d'Oc. Naturellement, je protestais que "le protocole" ne fut pas respecté, et dit m'en tenir a ce qui était convenu : 12;

Vers fin février, j'étais soucié par un enlèvement de cabernet, qui ne vint pas à sa date. Le temps passait. Pas de traiteur trouvable, ni Fauchon ni Dalloyau ne faisaient les choses de jadis. Je commençais à regarder vers la banlieue, qui refusait tout ce qui n'était pas professionnel et d'au moins 30 personnes.

Au milieu de février eut lieu WINE PARIS, fort cher, et fort peu peuplé. Tout se passa bien, mais "il jura un peu tard qu'on ne l'y prendrait plus". Le 14 février, au retour, j'écrivis au banquier pour lui évoquer la trésorerie. Rien n'avançait. Je participais comme juré au concours agricole , vers le 22 février, blancs de pays d'Oc, avec un vrai jury. La bourse montait toujours, et j'étais prêt à tout vendre, devant des niveaux assez insensés. Un général iranien fut tué. J'appris alors que le corona sévissait dans la ville sainte de l'Iran, importés par des étudiants chinois musulmans ! Les nouvelles se consacraient aux municipales, au pilon du jour, c'est à dire "la transition écologique".

Un mois plus tard, nous y sommes. La machine est arrêtée, la décroissance est là, la consommation d'électricité a baissé de 15 %, Mme Hidalgo n'a plus de voitures dans ses rues. La vie s'est figée. Chacun se confinant, ou se confiant si j'ose dire. La bourse a baissé de 30 % avec des valeurs à -50 % en deux jours. C'est général, même NYC a calé, et une inquiétude générale a surgi. La machine va t'elle tenir face à un virus invisible, qui ne perturbe pas les iris déjà en fleurs ? Nous revoici aux peurs du XVIIIeme siècle, avec la mort présente à tous les instants, sans ses parachutes à savoir le libertinage ou l'imitation de JC. Comment va faire ce peuple entier pris par l'angoisse invisible ?

Les journaux n'ont plus qu'un sujet, les masques, les tests, la progression...et bien sûr les morts...mais autant qu'on le sache, ils sont autour de 4000 en Chine, c'est à dire sans doute rien par rapport aux accidents de la circulation ( je lis 260.000 morts sur la Chine par la route en 2016).Ce que les gens finalement redoutent, c'est la surprise, l'angoisse, et ils découvrent que ce monde porte la Mort.

Beaucoup de parisiens ont fui, d'autres tentent de fuir le confinement, et beaucoup sont courageux, tout simplement. Oubliée la réforme des retraites, oubliées les grèves de métro, oubliés les gilets jaunes. Même le procès Fillon est presque passé inaperçu !

dimanche 5 janvier 2020

DEBUT 2020 - 5 janvier.

Comment se présente l'année à venir ? difficile de faire des pronostics à ce jour. L'an dernier, à pareille époque, à part les cris gilets jaunes, tout semblait "rouler". Pour la première fois, nous avions passé la barre des 500.000 € de ventes, et la production avait été excellente. Tout a calé en juin, avec une sortie bizarre, une météo des plus imprévisibles et chaudes, des ventes stoppées, jusqu'à la finale TRUMP qui fit bloquer nos départs vers les USA. Ajoutons enfin que les grèves de décembre ont sans doute coûté quelques expéditions.

Portés par un vent favorable, nous avons investi pas mal , environ 120.000 €, aussi bien en plantations, matériel, bâtiments, barriques,  mais désormais nous ramenons la voile, trop mécontents des résultats de l'Appellation. Celle ci est la seule dont le prix des vignes n'a pas bougé en 35 ans !! alors que des appellations nées en même temps ont vu les leurs tripler !!! le minervois, le faugères nous ont distancés, et pendant ce temps nous regardons les sangliers passer.

Même les appellations les plus prestigieuses et les plus rentables, comme le Champagne, ne sont pas à l'abri de difficultés. Leurs ventes ont baissé de 20 millions de bouteilles, soit 10 %, sur le marché français.

Bordeaux est inondé. Seule la Bourgogne et la Provence, les parents pauvres des années 60, s'en sortent bien.

Les problèmes administratifs n'ont pas manqué, même si je les vois de loin. La distance de pulvérisation (la fameuse ZNT) ne nous gênera guère, isolés que nous sommes sur notre plateau ! mais il s'était bien trouvé un demi fonctionnaire incompétent pour trouver à redire à deux panneaux posés au milieu, qu'on se demande quelle sera la prochaine tuile !!

Bousculé par les évènements, j'ai raté la vente d'un manuscrit auquel je tenais beaucoup, de Malraux, un discours aujourd'hui ignoré

je vous en livre la conclusion, que je me répète souvent.

J'ai terminé. Quelques-uns d'entre vous connaissent la lettre que Bernanos écrivit à ses amis en 1942 : « Ne vous tourmentez donc pas, la France a inventé Jeanne d'Arc, elle a inventé Saint-Just, elle a inventé Clemenceau, elle n'a pas fini d'en inventer ! C'est son affaire ! »
La nôtre, ce serait d'empêcher qu'on les brûle !...

mardi 3 décembre 2019

DECEMBRE FIN DU SALON 2019

Le Froid règne ! avant peut être une explosion de fièvre ? qui sait...dans tous les pays, la nervosité ou carrément l'émeute semble être là ! mais au moins, que ce soit en Algérie, Argentine, Irak, Liban, ou HK, ce sont pour des raisons claires, sérieuses, et où dans une mesure certaine, la dignité humaine est en cause. Comment des algériens en pleine vigueur,  de moins de 30 ans, éduqués, soucieux de bâtir leur avenir, et celui de l'Algérie pourraient accepter des élections où les seuls candidats permis par un pouvoir sans nom sont des malades de plus de 80 ans, ou des truqueurs de l'histoire qu'ils ont portée depuis 1962, en dépit du bon sens, et des libertés ? bref, dans ce sursaut dans un pays qu'on croyait perdu est au contraire un signe positif qu'il ne faut jamais désespérer de l'avenir, que les racines d'une nation

Les autres cas que j'ai cités relèvent aussi du même cas d'espèce. Dans le cas  qui nous concerne, français, rien de tout cela c'est plus sûrement la course à l'échalote. Depuis 80 ans, la libération, on a voulu empiler les systèmes de retraite, sans parfois beaucoup de succès. Les agriculteurs qui à l'époque ont refusé le système général doivent le regretter amèrement aujourd'hui.

En outre, les particularismes de la gestion de nombreuses administrations parapubliques (ex la SNCF, privée jusqu'en 1936) ont fait avec le temps que rendre le système illisible et injuste. En quoi un instituteur pourrait il justifier d'une retraite plus tôt qu'un opérateur de marteau piqueur ? en quoi caissière chez Carrefour est il un métier moins pénible que contrôleur de la SNCF, ou pilote chez AF ?

Bref, outre les problèmes démographiques, il est temps de "foutre de l'ordre dans tout ce bordel" . On observe des régimes à cotisations volontaires obligatoires, des régimes généraux fondés sur le salaire, des régimes par points (type retraite complémentaire ou cadres), et surtout une multiplication des caisses, ce qui veut dire des frais d'administration élevés. Sans compter que l'Etat s'en est encore mêlé depuis Rocard, en instituant une CSG et une CRDS, supposées alimenter le fonds des retraites....qui se plaint du système des retraites complémentaires salariées ici ? cela revient a generaliser ce système, simple, lisible, adaptable aux divers métiers (la fameuse pénibilité).

Tout ceci ressemble à un combat de diplodocus . Pendant ce temps le monde bouge, et nous restons sur place. C'est ce que je pensais hier en regardant le journal TV, où l'on montrait un village des environs de Montpellier, qui semblait avoir fait une découverte...qui était simplement que les vers de terre bouffaient les crottes des habitants dans un grand réservoir, avant que tout soit transformé en compost. et le Maire de montrer sa réalisation écologiste à des édiles venus de Montpellier, et de souligner via le constructeur qu'hélas les grandes villes ne sont pas emballées par cette "révolution".

Nous aurions dû le signaler à Madame la Préfète lors de sa visite du 6 Octobre ! Mattes est le premier village occitan à être 100 % écologue et recyclable (sauf les ordures et verres) : nous utilisons l'eau de notre propre puits, rempli par l'eau de pluie, nos eaux et nos  crottes sont collectées pour "être digérées" par une parcelle qui fut longtemps la meilleure de Mattes ! il nous manque juste des capteurs solaires, sur le toit de la cave, pour être autonome !

J'ai fait plus de découvertes au Salon des Vignerons, endroit spécial ou se mêlent à la fois la tradition vigneronne, et les soifs parisiennes.

Cette année, peu d'étrangers comme parfois. Ah si, j'ai eu la visite spontanée d'une britannique partant bientot en Australie, charmante, enthousiasmée par le Clos Redon. Et un monsieur, très fidèle client, allemand d'origine, a commandé des millésimes anciens. Des japonaises par deux, un japonais solitaire venant de Berlin, etc.


Dans le choix d'un vin compte beaucoup la région d'origine, de naissance, évidence qui aurait plu à Hercule Poirot. Mais le Parisien est issu de partout, et on ne produit pas du vin partout. Les Bourgognes ont tendance à faire migrer désormais, par leur prix si cher, et aussi une qualité souvent médiocre. On voit certes des personnes de plus de 60 ans, mais aussi beaucoup de gens de 30 ans, qui sont amateurs et acheteurs. La personne la plus étonnante fut une martiniquaise de 60 ans, qui voulait un vin à l'odeur de chocolat brûlé, et avait une connaissance très marquante des appellations françaises. Je lui recommandais un vieux Maury, et les vins de Collioure.

Ce sont les Champagnes qui ont le plus de succès. la foule fut là, sauf le vendredi. Mais il faudrait que cette foire se renouvelle, et aussi progresse, au lieu de se situer au niveau de l'animation GMS; aucune carte générale des vignobles, des appellations présentes ou non (il y en a bcp !). la Provence notamment, l'alsace a moins de participants, pas de Gaillac, de Fronton, de vins d'Auvergne, etc.

Il faudrait aussi normaliser la fiche d'identité, avec notamment les prix. Mais personne n'a parlé glyphosate !






dimanche 24 novembre 2019

24 NOVEMBRE 2019

Chaque jour, tant de faits, tant de nouvelles, tant de données pour parler digital, qu'il est difficile d'abord de les hiérarchiser, et aussi de les connaître, car les journaux préféréreront toujours parler des seins de Beyoncé que d'évolution de la natalité en Afrique ou en Chine.

Tous ces bruits ambiants - qui n'atteignaient pas mon grand père dans ses montagnes - ne favorisent pas la réflexion, au contraire. Et a cette plongée dans le grand bain des conneries, certaines n'en ressortent pas indemnes,, et le cercle se propage.

J'en vois, malheureusement, des exemples de plus en plus fréquents. La Raison est de plus en plus absente de tout débat public. Pendant longtemps, Dieu a servi de grand parachute, même si Marie Antoinette aurait dû mieux le suivre pour son cou. mais sans doute la rupture naquit elle par là. Rumeurs, faux superficiels, débats mal posés, difficultés réelles, esprits cloisonnés, et l'on voit par exemple que le 5 mai 1789, l'ouverture des Etats Généraux commenca par une messe solennelle. Pour évoluer ensuite dans une fièvre sanglante.

Ces informations, brutes, sont parfois signifiantes - l'apparition du loup dans les Charentes, d'où il avait disparu depuis deux siècles - ou hier la marche des Femmes dans Paris.qui me paraît des hourivaris à la française. Plus qu'un défilé, et réclamer un milliard, ne vaudrait il pas mieux organiser les gendarmes, la police, la justice a être plus rapides et plus réactifs ?? je me souviens assez nettement qu'un juge avait interdit a un zouave d'approcher sa femme, mais semblait il les avait autorisés à travailler ensemble ! aujourd'hui, l'électronique est la solution immédiate.

Le débat des retraites, pourtant majeur, et fondamental, est lui aussi mal parti, ne voulant pas faire de peine aux unes et aux autres. IL y a pourtant des évidences majeures. Comment une sté nationalisée en 1936 pour son déficit, qui nous a coûté l'année dernière 34 milliards de reprises de dettes, peut elle payer des retraites aussi hautes  à un âge aussi tôt ? j'ai même entendu cet été un ouvrier de Mattes dire que son père retraité de la SNCF, sans doute dans les 90 ans, gagnait 50 % de plus que lui..

Oui, il faut aller chercher les faits, et ils sont nombreux dans notre monde assez agité. Elections illégales en Colombie, faillite de l'Argentine, corruption généralisée du Mexique, graves émeutes en Irak, en Iran, dont nous ne savons que peu de choses - sinon que la jeunese refuse le destin qu'on lui laisse. Surtout Hong Kong, assez etonnant pour nos militants de mai 1968; car voila des étudiants qui veulent le maintien d'un ordre ancien, légal, et capitaliste !!! et surtout l'Algérie, dont personne en France ne parle, alors qu'il faudrait non seulement saluer le réveil d'un peuple, la possible libération d'un peuple enchâiné après sa guerre, et une jeunesse qui veut avancer.

Ca, c'est des mouvements en avant, dont la direction n'est pas toujours percue. Il y a aussi des forces disons réactionnaires ou plus que conservatrices. Elles sont à l'oeuvre en Turquie, Syrie, et à bien des égards aux USA. 

Bref, être curieux, regarder, analyser, hiérarchiser...En ce qui concerne la viticulture française, je dirais qu'elle a vécu son âge d'or, comme de Dion Bouton en 1920, Delahaye, Bugatti..désormais, elle va être soumise à un intense compétition, à un monde de l'argent, à des marchés changeants , dispersés. Sa position dans le marché mondial diminue. La plupart des grandes appellations ont vu leur production diminuée par deux en 30 ans, et au final, les vins d'aujourd'hui sont ils meilleurs et moins cher ?

Pendant ce temps, j'entends sur France Culture une papesse de mes voisins viticulteurs, qui eut surtout la chance d'avoir un pere patient !! L'alcool non, l'eau ferrugineuse, oui.


samedi 26 octobre 2019

Fin de saison, du moins des vendanges, 26 0ctobre 2019

Ai je eu depuis longtemps d'étés aussi pénibles que celui ci, ouvrant toutes les inquiétudes ? Le cerveau oublie vite, car ouvrant de vieux carnets, je relis quantités d'épisodes quasi oubliés, ou difficiles ou marquants, pénibles et nombreux, et  estompés depuis comme les vagues de la Mer.

Cette année, j'avais été frappé dès fin juillet, ma première vraie visite du vignoble, du rachitisme des grappes, pour la plupart des vignes. Mon oeil est bien juste, puisque la récolte est en baisse de 30 % sur l'année dernière, et de 15 % sur la moyenne long terme.

Pourtant les engrais n'ont pas manqué. L'eau non plus, car début septembre, on voyait encore des pousses nouvelles. Mystère encore plus grand, des voisins comme le Minervois - au cycle thermique identique - ont des récoltes pléthoriques. Nous verrons les côtes du Rhône, et le Gard, qui sont mes deux témoins habituels. Mais il faut comprendre ce qui s'est passé. Pour moi, entre avril et juin, la chaleur fut trop variable, la vigne aime la régularité.

Mais la qualité semble être là. Les Grenaches sont enfin colorés normalement. j'ai aimé les vins blancs quand finis, même si leur récolte est maigre.

Mais a quoi bon produire, quand les ventes sont "bloquées" ? rien de vendu depuis début juin, a part bien sur nos ventes aux particuliers, plutot bonnes cette année. Mais l'export est en plein sommeil, et une cargaison américaine est stoppée, suivant les foucades de Trump.

Un autre souci fut les ventes au caveau, assez mauvaises en juillet, quand je les savais bonnes par ailleurs ? etait ce la faute au Préfet de l'Aude ? à la chaleur qui n'a pas manqué ? 

Oui, redoutée, l'issue du procès -droit ou non de mettre des enseignes chez nous - contre le Préfet de l'Aude. Mais ce funeste décret est annulé !!! mais j'ai passé plus de 15 jours pleins à potasser le droit, à prendre des photos,  a rédiger, etc, et les services administratifs en ont passé autant sans doute à me répondre, soit 30 jours à au moins 300 € de moyenne, soit 10.000 € !! que de gaspillages dans la Nation, que de têtes à couper, au moins à redressser.

Un autre épisode fut mes démêlés avec la MSA....qui mériteraient un ouvrage entier !! Mais il ne suffit pas de m'affirmer la voix haute des contre évidences, fut ce longtemps ! Pour l'instant, j'attends la fin de mes demêlés judiciaires contre la sécurité sociale, qui m'a "mangé" 32 trimestres, à propos du décompte de ma retraite !

Chose bien chargée aussi, le nettoyage du jardin de Hyeres, tant qu'il ne faisait pas chaud. J'ai eu la satisfaction de planter de beaux lauriers, en remplacement des palmiers disparus, qui avaient été plantés en 1992; bref, comme dans Ruydyard Kipling, j'ai dû recommencer l'oeuvre de ma vie, si j'ose dire. Mais pour la première fois, nous avons ouvert la maison à un groupe, et ils ont semble t'il émerveillés.

J'appris aussi la profondeur de l'administration française en voulant obtenir une carte grise improbable. Là aussi, l'attente. Au moins le médiateur des droits dans le Var est une personne rapide, vive et efficace. Nous devrions tous faire des stages de volontariat dans l'administration ! je suis sûr que des yeux et mains étrangères apporteraient beaucoup. Dans les administrations, en dessous du ministre, personne ne compte, et il y a eu des ministres qui ne savaient pas compter (Jacques Lang, parmi tant d'autres).

Oui, ce qui frappe dans cet été bizarre, ce furent outre les vagues de chaleur, hautes, longues et inhabituelles, l'état de folie qui s'empare du monde !! a tous les niveaux. Mais aussi plus fondamentalement, et dont on parle moins, des vagues lourdes et prometteuses d'évènements. 

Dans les choses importantes, assez ignorées, et peu suivies, car lointaines, mais témoignant je pense d'un attachement viscéral  aux Droits de l'Homme, je classe les vagues algériennes depuis 9 mois, les évènements à HK pour la préservation de leurs droits et de leur dignité, les élections municipales à Istanbul, le dégagisme au Soudan, au Chili, et sans doute en Argentine ! et dernièrement au Liban, en Irak, même si le contexte est différent. Il est évident que l'Homme partout, de manière universelle, et pas qu'en Mongolie, aspire à sa dignité, et à ses droits fondamentaux. Si la France - qui pour l'instant se tait un peu trop - parle de nouveau au citoyen du Monde, alors oui, elle redeviendra celle de Victor Hugo.

Folies par contre de toute part, aussi bien chez les intégristes du climat que chez les Républicains américains qui se mettent des bouchons dans les oreilles, sans compter les britanniques qui nous avaient habitué à plus de sang froid et de flegmatisme. Oui, les folies sont de plus en plus nombreuses, et multipliées. Le Cardinal de Richelieu s'en étonnerait encore. La tâche, au sens de tâcher, est sans doute l'attitude d'un incontrôlable à la Maison Blanche envers les Kurdes. Pire qu'une faute, ce fut un crime.

Parmi les choses vues aussi, les gens ne tenant pas leur parole. Un prestataire de service disparaissant du jour au lendemain dans un moment critique. Un autre réclamant des sommes folles ! mais le restaurant de Treilles m'a enchanté trois ou quatre fois, la cuisine étant aussi belle, la Nature aussi, avec les arbres continuant de pousser autour de Mattes, notamment les plantations de 2003, désormais magnifiques. sans oublier la pâtisserie de Portel, qui fut mon quotidien durant le séjour. Remontant à Paris par mon pays natal, un kebab à voiles a remplacé tous les bistrots de jadis, et la cure fait abandonnée. Heureusement, Google me guide vers un hotel charmant et une patisserie délicieuse. Faut il confier le monde aux GAFA ???

Le pire dans tout cela, le manque de temps..de plus en plus rapide..sans doute l'âge, l'ampleur des tâches à faire, et la bousculade du monde moderne, auquel pourtant je sacrifie peu.

Dans 5 minutes, la dégustation des stocks restants de Mattes..Oui, la vie court. Voici quelques images ramassées de cet été très désordonné, et spécial. sans oublier d'autres maux.



























mardi 24 septembre 2019

24 septembre,

Jamais les vendanges n'ont paru si longues, si inquiétantes, en cette année bizarre. Après 27 mm de pluie le dernier week end, pour l'équinoxe, elles sont pour l'instant arrêtées. Les courtiers commencent a appeler, semblant manquer de blancs !! il faut dire que les exportations de vins de Pays d'Oc sont les plus importantes parmi les vins ! plus que le Bordeaux, la champagne, et la bourgogne !

vendredi 16 août 2019

Fin du sejour estival 2019

Séjour de 20 jours, intense, intensif, fatigant. mais utile. Chaque fois, les conditions sont différentes, les urgences aussi. et les enseignements toujours étonnants.

Bien sûr, au départ, mon objectif était de voir les vignes. Je les trouve en retard, et bien sûr, un pays sec, mais vertes malgré le manque d'eau, le vent, et la chaleur. Bien sûr certaines sont maigres, mais ce qui frappe surtout c'est que tout est en retard, sauf peut être le muscat que je n'ai pas goûté.

Mon inquiétude initiale porte sur les marchés. Ils semblent tous stoppés. La raison ? difficile à dire..frilosité chinoise, concurrence, la GD qui vend moins ? la réalité est là. Pourtant, au fil du temps et du séjour, je verrai que des opérateurs se développent bien.

Mon intention était de ramasser les éléments pour faire un nouveau site web. Pas eu le temps. J'ai été "bouffé" par le courant, la MSA, les gîtes, les quelques visites dont une à M. REVERDY. Mais je n'ai pu monter au Trillol, ni rencontrer M. AYROLLES; ai été accaparé par des problèmes d'alimentation électrique puis internet, maintenant résolus

Sur quoi ai je avancé ? une carte grise, chose dérisoire, sur la compréhension des gîtes, sur la nécessité de revoir la gamme, de réfléchir au futur. et j'ai appris pas mal de choses sur le coin, et fait connaissance avec le nouveau banquier.

Ai aussi rencontré des nouveaux clients extrêmement intéressants, M. Weiss, etc, des gens ou murs ou jeunes, s'intéressant aux vins.

Ah si, j'ai traité un palmier atteint de charancon de facon biologique, et ai observé une semaine apres que le charancon avait laissé ses coquilles, autour, que les oiseaux revenus ont dû manger ! vu aussi pour la première fois depuis bien longtemps un écureuil.

Deux choses n'ont pas manqué de me frapper : un camion, se déportant sur la gauche, a vive allure, a failli me tuer dans les gorges de Portel, et un sanglier assez gros est par chance resté sans traverser sur la route principale ! les routes du coin deviennent plus que dangereuses !

ai enfin senti de façon vive que chaque domaine avait plusieurs options. imaginer aujourd'hui tout vendre en bouteilles dans une appellation comme la nôtre est illusoire, c'est trop tard, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire, et des moyens existent. Il faut surtout avoir en tête deux obectifs forts ! faire de (tres) bons vins, et vouloir la rentabilité, ceci gouvernant la taille et les investissements.

suis je satisfait du travail accompli ? non, non il reste encore beaucoup à faire, même si j'ai porté ma part, sinon ma croix !

Un peu curieusement, est ce un clin d'oeil du Ciel, qui en fait pas mal ces temps ci, j'ai trouvé des tas de choses sur mes prédécesseurs à Mattes, dont le couple célébre d'Anne Josephine de Sabran, et son époux longtemps ignoré, Francois Adhémar du Monteil. Il se pourrait qu'un jour je me mette à plus de recherches sur eux. Sur fond d'émeutes à Hong Kong, au Cachemire, et des tromperies habituelles, qui finissent par agacer les marchés.





















Hélas, sans parler de Michel Guerard, je n'allais même pas aux Halles de Narbonne, ou chez Emmaus, mes escapades habituelles, ni même à la mer, et le souvenir le plus marquant restera
 l'agneau de l'atelier de Treilles.