samedi 3 novembre 2018

2 NOVEMBRE 2018

Comme il y a l'année scolaire, l'année fiscale, il y a aussi l'année viticole ! Ce n'est pas une vaine notion, car Octobre marque en general la récolte de l'année, et le début d'une autre, avec le repos de la vigne, puis la taille qui va reprendre, etc. Un nouveau cycle.

le 2018 s'achève en quelque sorte. Grâce soit rendue à Dieu, après deux années très difficiles à tous points de vue, 2018 fut "normal" malgré une pluviométrie record, et des excès de chaleur. Plus de 1000 mm déjà cette année, en 10 mois, alors qu'en général il pleut 400 mm, et que le précédent record, 2011, etait de 800 mm.

Malgré la pression des maladies, l'année a été très correcte avec une production de 2950 hl. ce qui représente une hausse de 25 % sur l'année précédente, marquée par le gel et la secheresse. Pour l'instant, je n'ai pas de comparaison locale ou regionale, ou nationale.

C"est dès cet été que la marche en avant a été reprise. Deux apprentis, dont l'un en dernière année, ayant une expérience professionnelle, ont été embauchés. Malgré le cout non négligeable - environ 24.000 € l'an prochain pour un mi temps - il faut préparer aussi l'avenir. Les emplois sont nombreux a pourvoir en viticulture, d'apres les enquêtes faites. mais très faibles sont les candidatures. Je ne sais pas si toutes les régions sont à la même enseigne (Bourgogne, Champagne, etc), mais nous souffrons ici de nos prix bas, et bien sûr de la répugnance pour les travaux manuels. Voilà pourquoi il faut repenser entièrement notre système fiscal, notre système social, et parallèlement la hauteur des charges sociales, bref, s'orienter vers une solution à l'allemande ou les entreprises ont moins de charges et les salariés de meilleurs salaires. Et côté chômage, il faudrait avoir la lucidité et le courage de constater la réalité, c'est à dire qu'une entreprise agricole ne licencie pratiquement jamais, bref que ses 5% de cotisations chômage ne servent qu'à alimenter les entreprises qui abusent, et en premier lieu les intermittents du spectacle !

5% d'augmentation du salaire ne serait pas négligeable, surtout qu'il y a encore  des "niches inutiles" 
type cotisations professionnelles, taxes diverses. Bref, notre système cache et dévoie les réalités économiques, par un empilement de vieilles habitudes multipliées à l'exces.Quand est ce que le ménage sera fait ?? Ne faut il pas faire d'abord son menage chez soi avant de vouloir le faire au Mali ? vaste question....