jeudi 29 novembre 2012

MONDIALISATION, tjrs et encore.

Parfois l'inconscient poursuit son travail souterrain même quand nous nous croyons endormis. Il n'est pas rare que le matin, sommeil profond ou non, ou pensées seules, je me réveille en disant voila quelque chose qui t'est venue, pendant la nuit, et que hier soir, tu n'y aurais pas pensé.Ainsi fut crée une étiquette, est venue une idée, une action.

C'est vraiment une venue, une arrivée,  plus qu'une apparition soudaine, car dans le sommeil, le cerveau agit comme un ordinateur tournant à petite vitesse, et balaierait  par ci par là des bribes éparses, jusqu'à ce que la pensée vienne, et surgisse, comme un tour de décolettage s'arrêtre, une fois la pièce finie. Cela tourne, jusqu'a ce que la pensée vienne, et s'arrête. La plupart du temps, la pelote se dévide, infinie, puis touche une autre, se tricote, puis s'arrête, car les deux ne sont pas cohérentes, et le travail continue, souterrain, jusqu'a apparaitre.

Mais peut être est ce un fonctionnement qui n'est pas général, et m'est particulier. En tout cas, depuis quelques jours, les idées "tournaient" sur la mondialisation, la syrie, le devenir de la Chine, l'avenir de la Palestine, la crise ici en Europe, la réaction des peuples, qu'on voit très différentes, sur Dali, ("la différence avec un fou, c'est que moi je ne suis pas fou"), sur les vins aussi, sur le progrès, et allez savoir pourquoi, sur Bossuet..S'y mêlait aussi le sentiment étrange que quelque part, toute notre vie, nous restons au moins pour nous l'enfant que nous fûmes, avec ces yeux de cinq ans, et au moins son étonnement. Bref, toutes ces balles de ping pong sautaient en l'air, chacune ayant sa trajectoire, sans que l'ensemble apparaisse.
 
Oui, l'âge nous saisit, nous apprend, nous apporte des expériences, des épreuves, mais nous sommes au fond toujours celui que nous avons été, sans être exactement le même. C'est alors que le Passé apparaît, dans ses déterminismes, ou ses lecons, ou ses échos. Oui, échos du Passé, comme en descendant la rue du Bac, voyant chez Deyrolles ces images de classes de jadis, tout me revient justement de ces classes, des points de cette époque, et pourtant le cerveau n'est qu'un assemblage de circuits +/- , avec des polarités changeants selon les affects. Bref, on pourrait dire que nous sommes en quelque sorte des circuits électriques, avec un programme qui s'est formé dans la tendre enfance, tendre ou pas d'ailleurs, et qui fonctionne, consciemment ou pas, la vie durant. Si bien qu'en 2012, nous sommes à la fois en 2012, et ce que nous fumes en 1958, à 5 ans, donc relativité de l'espace temps. Simplement avec une expérience différente.
 
J'avais donc relu la Bruyère et ses strophes sur les "esprits forts", puis quelques pages de Bossuet. Par comparaison avec la TV de la veille, que j'ai oubliée, j'ai réalisé que, moi vivant en 2012, au coeur de Paris, j'avais plus de "proximité" disons de clés et d'affects  pour des personnages du XVIII eme siècle que pour des figures contemporaines fameuses comme les pussy riots ou justin bieber. Que finalement, quelque part, accident ou pas, je me sentais mieux au XVIIIeme siècle, qu'aujourd'hui, au moins sur le plan mental. Qu'en quelque sorte, j'étais plus proche, au moins par le raisonnement, l'approche, de personnes ayant vécu il y a 400 ans que maintenant. Relativité de la pensée par rapport à son temps lui même.
 
Ca s'est prolongé par une autre réflexion, que graphologue amateur, je poursuis depuis longtemps, l'évolution des écritures depuis deux cent ans, et surtout les 30 dernières années..et qui m'a amené à la notion de progrès. Le progrès absolu. Y a t'il eu progrès ? une écriture ordinaire il y a 50 ans ou 100 ans, est claire, nette, structurée, controlée, bonne ou méchante, mais révèle des âmes fortes ou simples, mais pas quelconques. La plupart de celles d'aujourd'hui sont souvent narcissiques, malheureuses, et trop souvent immatures ou artificielles. En quelque sorte, que savons nous de notre époque, de ses fleuves souterrains, comment la juger ? comment savoir si le cerveau humain a progressé ? le XX° siècle n'est t'il pas pavé des plus grands massacres de l'humanité ?
 
Poursuivant mon survol des siècles, et me jouant moi même Jacquouille la Fripouille, j'ai pris quelques personnages, comme Louis XIV, La Fayette, Clemenceau, et je les ai amenés en 2012. Comprendraient ils notre époque, en auraient ils les clés ? ou même, pour prendre plus moderne, Picasso et Marie Bonaparte, que verraient ils ? et même Dali ? sans doute le paysan sibérien, mais quid du trader singapourien dans son building climatisé.
 
Un immense fossé avec leur Temps. mais justement, ces fortes personnalités diraient elles que nous avons fait "des progrès" sur le plan humain ? sans doute sur le plan médical, scientifique, transports (il fallait sous louis xiv une semaine pour aller de Paris à Moulins), mais quels seraient aujourd'hui les yeux de Stendhal sur le Languedoc, qu'il parcourut vers 1830, c'est à dire moins de deux siècles ?
 
Y a t'il aujourd'hui un personnage qui ait l'énergie de Richelieu, la vision de Colbert, le goût de Louis XIV ? Quand on pense à la formidable vague d'artistes de toutes sortes jaillissant sous Louis XIV, dans tous les domaines, Molière, Racine, Corneille, pour le théatre, Mignard, le Brun, Clouet, etc pour la peinture, Mansart, le Vau pour l'architecture, Lulli, Delalande, pour la musique, on peut penser que le soutien du Roy intervient, pour la France. Mais on trouve sans roi Buxtehude en Allemagne, Purcell en Angleterre, Caravage en Italie, etc, bref un foisonnement, un feu d'artifices inexplicable. mais de géants en tout cas.

Toujours pour situer la relativité d'une pensée par rapport à une autre, en cette même année 2012, je pense que le nouveau président de la Chine est à la fois proche de Louis XIV, par le pouvoir, sa tradition, de ses contemporains, certes, puisque vivant en notre  époque, des paysans chinois au fin fond des campagnes, tout en vivant à l'heure probable de l'informatique. Bref, il est l'exemple même de la personne plongée dans un jeu à dix mille balles de flipper, venants de toute part, de toutes époques, de toute pensée (enfin, au moins traditionnelle et semi moderne..). Louis XIV pouvait avoir une vision horizontale, nous en sommes à la vision Lectra (c'est à dire devant changer en permanence d'années et de milieux), en permanence, sans que notre esport ait été formé à cela, et puisse décrypter en permanence. Et nécessité de rendre cohérent tout cela, sous peine de "sauter". Dieu, le boson, les pussy riots, la ferrari, la dacia, l'enfance, le futur.
 
La deuxième réflexion me vint, mystérieuse, car c'était plus une confirmation qu'une déduction, en écoutant cinq économistes "non classiques" disserter sur la crise. Chacun y allait de son analyse sur les raisons, mais s'arrêtait, à mon avis, en chemin. Sans aller au fond. Sans toucher au fondamental.

Certes, ils s'accordaient tous sur les méfaits de M. GREENSPAN, et de sa politique, non de taux, mais d'easy money, c'est à dire de planches à billets pendant des années. Et ils ne nommèrent pas le privilège du dollar, monnaie de réserve que nul -jusqu'à présent - ne conteste. Pourtant ce que font les USA en ce moment, n'est ce pas donner un bout de papier, marqué 10.000 $, pour tout acheter ? Mais la réussite des USA en ce moment, ce n'est pas l'iphone, mais le dollar !
Mais ils n'allèrent pas non plus jusqu'à proposer des remèdes ou des solutions à la crise. Leur science n'allait pas jusque là. Il y a quelques années, pourtant, on parlait abondamment de la crise de 1929, et il est vrai que l'Histoire, sans être identique, pourrait apporter des lecons.

La première, c'est que cette crise fut aussi provoquée par les USA et par un excès de liquidités faciles, alimentant en 1929 une bulle boursière. En 2007, la bulle était partiellement boursière, partiellement immobilière, du fait de la titrisation des emprunts immobiliers.

Dans les deux cas, on voit un effet d'un excès bancaire. Roosevelt d'ailleurs prendra des mesures extremement sévères vers 1937 pour remedier à cela, mesures qui seront supprimées, sauf erreur de ma part, par Clinton en 1997, comme par hasard.

Bref, n'allons pas plus loin dans cette direction, juste pour souligner qu'aujourd'hui les solutions proposées, en Europe notamment, vont de la planche à billets britannique, tournant sur son île, au garrot espagnol version Merkel. Pour ceux qui l'ignoreraient le garrot n'est pas un pansement, mais une facon de serrer le cou jusqu'a ce que la mort s'ensuive...

Même les néo libéraux ont oublié la gloire qu'ils tissaient à l'Espagne avant 2007 : budget en excès de 7 %, alors que nous étions déjà en déficit, taux de chomage insignifiant puisqu'il fallait importer des sud américains en grand nombre, presque un million, et endettement public voisin de 40 %, ce qui en faisait un bon élève, et M. AZNAR pouvait pousser sa moustache vers les amis américains. Les banques espagnoles, les travaux publics étaient les plus prospères d'Europe...Pensez, l'Espagne a construit pendant dix ans plus de logements que la France et la Grande Bretagne réunies. Sauf que les logements ont fini par ne plus être vendus, et quand vendus, par être payés ou remboursés.

Sur une chose aussi fondamentale "que peut on faire pour sortir de ce merdier" on voit que personne n'a une solution cohérente et globale (moratoire des dettes..soutien public ou non ? libéralisation), mais chacun veille sur sa chapelle, qui  protégeant ses banques, qui protégeant son industrie. Il est donc probable que chacun, à son niveau, a une analyse différente de la crise, et réagit partiellement en fonction de sa vision.

D'où relativité de l'analyse, et des solutions à mettre en oeuvre. Mais il y a aussi des scléroses de la pensée, qui tourne bien souvent à vide. Pendant que l'Espagne affiche 25 % de taux de chomâge, qui sait que la Suisse, l'Autriche sont en plein emploi ? cette simple évidence mériterait quand même de soulever le coin du tapis. Faut il mettre cela sur le compte des vaches et des alpages ?

Il y a aussi d'autres faits qui sont pour le moins singuliers dans ce bas monde. Le Japon est presque endormi depuis 1989, que s'y passe t'il ? un endettement public de 200 % du PIB, des leaders mondiaux industriels en quasi faillite, après avoir dominé le monde (Sony, Sharp, etc), une natalité nulle .Pourquoi cet arrêt ? le changement de générations ?

En  revanche, de petits pays (est ce la soif de revanche ?), telle la Corée et Taïwan sont en pointe dans l'électronique de très haut niveau, tout en ayant une population, au moins pour la Corée,  mécontente ?

Eh bien, toutes ces difficultés viennent de ce que nous sommes incapables de structurer, hiérarchiser des choses différentes et parfois non connectées . Comme disait Pascal "embrasser le tout" à propos de l'esprit de géométrie et de finesse. Longtemps j'ai pensé que les petits peuples (pour simplifier Israel ou la Suisse) avaient un avantage de fonctionnement sur les grands pays, car plus faciles à actionner, plus homogènes, mais la suisse n'est pas elle pas une mosaique de cantons différents, de langues très différentes sur une petite surface ?

Si l'on cherche, on finirait par arriver au génie des peuples, je pense. Le suisse veut sa maison et sa vue, donc travaille dur, en paysan qu'il est resté. Bref, chaque peuple se concentre, ou se programme, sur son essentiel, sa racine, son programme intrinsèque, comme si rien ne changeait, ou si peu. Les allemands ont toujours eu ces deux faces : grand peuple travailleur, mais aimant aussi son confort et ses vacances, ou ses autos propres. C'est à dire qu'ils répètent le message de JS BACH il y a trois cent ans "quiconque travaillera autant que moi fera aussi bien". Pourquoi les peuples changeraient ils quand nous changeons si peu, au delà des apparences ?

C'est dire que nous sommes prisonniers de nos raisonnements, de nos peurs, de nos succès aussi, mais les prisons mentales sont immenses et différentes, à la fois dans le temps, l'espace et le lieu. Archipel du Goulag ou nous nous sommes, presque volontairement, en tout cas inconsciemment, et dont pourtant il faut sortir pour parler à l'autre, ne serait ce que du réchauffement climatique. Prendre conscience de ses propres barreaux, et néanmoins être capable de  faire preuve d'empathie, pour se mettre à la place des autres, une autre époque, un autre lieu. Quelle gymnatisque désormais, surtout que les mentalités désormais sont multiples.

Le chomâge par exemple est il un mal ? certainement pas pour un libéralisme bon teint, mais beaucoup pour un socialiste grand teint. pourquoi la même chose est elle percue différemment ?

Pourtant, si l'on raisonne sans parti pris, comme une communauté religieuse, dont le moteur ne serait pas le profit, le chômage c'est du temps libre, donc de la liberté, du temps pour soi et pour les autres, la liberté de faire ce que l'on veut, de lire, de se promener, de voir des gens. Le problème réel, et tragique, c'est l'absence de revenus.

Il ne serait pas venu à la duchesse de Sabran l'idée  de travailler, de prendre le métro sale et bruyant à 7 H du matin dans la nuit froide, pour atteindre une banlieue sinistre où dans un bureau froid il aurait fallu se pencher sur des choses sans intérêt réel pour être harcelé par un patron névrosé et malade. Et sans doute aurait elle eu raison, au delà de l'époque. Mais elle avait des revenus, ce qui l'en dispensait.

C'est assez schématique, mais non faux. J'avais été frappé jadis par la cuisine de Malagar, restée comme en 1969, et qui me parut en 2005 d'une pauvreté effrayante, même pour moi contemporain. Le sol était en terre battue, sombre, des casseroles hors d'âge, un fourneau malingre, était ce la la cuisine du Prix Nobel, de l'homme qui avait plus de 1000 hectares de pin landais, dont les livres se vendaient , et qui avait chauffeur, et passait sa saison à Lucerne ?

Certes, c'était celle de sa cuisinière à la campagne. Mais connaissant des campagnes plus pauvres à la meme époque, combien étaient elles plus convenables, confortables, avec frigo deja, cuisinière électrique, sol carrelé...

C'etait donc en quelque sorte une vision de la vie,  un choix, qui s'imposait, comme si un niveau d'exigences n'y arrivait pas.  Comme il m'apparait impossible, irréel, fou de voir des vins vendus à 5000, ou 10000 € !! le vin est certes sacré, mais vaut il vraiment cela ? j'ai lu récemment l'histoire de cet homme qui aurait la plus belle cave du monde, 30 millions € parait il. J'aurais peur que tout s'abîme, car le vin évolue, change. Et quelques bouteilles méritent autant d'efforts ? Je n'arrive pas à comprendre une telle passion, accumuler pour le record, sans distance.

Justement, on en revient à la notion de progrès. La semaine dernière, ma femme a monté de la cave une bouteille sans etiquette sans capsule. Donc que nous avions embouteillée nous même, à la cave. Mon cerveau patine, qu'était ce ?

C'ést encore buvable, sans doute une dizaine d'années. Le bouchon est abîmé, mais le vin est rond, plaisant, avec des dépôts partout. Ah pourquoi filtre t'on autant aujourd'hui, alors que le vin finalement est tel que !! d'abord, je pense à un vin de loire, à un chinon. Mais ce n'est pas possible. Les connections jouent. C'est probablement une syrah de 1996 ou de 1998. Je dirais 1998, car ce fut la première bonne année, ronde, qu'on retrouve encore dans les Sabran de l'époque.

Une certaine nostalgie m'a alors saisi. 14 ans avaient passé depuis ce vin, stocké par ailleurs dans une mauvaise cave (car trop chaude auparavant). Mais les vins de Mattes justement ont ils fait des progrès, et ces progres ne valaient ils pas trop cher ? je veux dire en terme d'efforts.

Il faudrait que maintenant, 2012, je puisse goûter les vins tels qu'ils seront en 2026, 14 ans plus tard. Mais là, je me heurte au mur du futur.

Ce que j'ai appris, et là aussi l'enfant que je suis encore l'a appris sans être changé fondamentalement, c'est une autre évidence, à savoir que le vin est comme la cuisine, la main de la cuisinière change le goût. En 14 ans, Mattes a connu 3 régisseurs, et sans que les choses soient semblables en tout point, il est indéniable que chacun a modelé "ses vins".

C'est largement vrai sur un vin disons mono critère, comme le CLOS REDON qui ne fait appel qu'à la syrah. Les parcelles ont été augmentées, les clones changés, le temps aussi, mais quand on regarde ces vins, sur les différentes époques, le style en est différent, indéniablement. L'une est moins concentrée, plus simple, un peu plus animale, l'autre est plus mûre, plus riche, plus lente à évoluer, mais plus monocolore, la dernière serait plus fruitée, vive, sautillante. Si bien que plus de terroirs comme on se complait à le dire, je parlerais de vignerons.

Les salades cet été m'ont confirmé ces degrés, les gâteaux aussi. Des horreurs standardisées de grande surface ou de marchés à touristes, quelle surprise parfois de trouver une salade à l'ancienne, c'est à dire sentant le frais, ferme sans être dure, et ayant du goût. Sans tomber dans la complainte du bon vieux temps, la salade a t'elle fait du progres en 40 ans ? certainement pas. Cela veut bien dire que dans certains domaines, nous n'allons pas dans la bonne direction.

Ce qu'il y a peut être de plus étrange dans notre époque, par ailleurs passionnante par tout ce bouillonnement multiple et général, c'est peut être justement de voir qu'elle oublie de se demander ce qu'elle veut et ne veut pas, ce qui est fondamental et accessoire, bref les directions vers lesquelles elle veut aller, de la salade, aux vins, à l'conomie, aux dettes, à la vie, à la mort...

On a souvent tort d'oublier le passé, de ne pas s'y plonger,de peur de faire preuve de nostalgie. J'ai quelque part un livre de 1725, l'Art de la Vigne. J'avais étonné que maintes conclusions de cet ouvrage écrit à une epoque où la science  était balbutiante, empirique, étaient profondément vraies, pleines de choses tirées de l'observation. De l'intérêt des vignes de côteaux, d'attendre une maturité suffisante, de bien labourer, de fumer raisonnablement, de travailler dans une cave propre, etc, de la futaille aussi en bon état.

L'Homme a t'il vraiment évolué en trois siècles ? même à l'échelle des vins, et du Monde, le résultat semble bien modeste.









 

samedi 24 novembre 2012

VIOGNIER 2011

Le hasard, du marché, de la cave, font qu'une lotte au curry rencontra un viognier 2011 !! que croyez vous qu'il arrivât ? l'ensemble est très harmonieux, en ce 24 novembre, veille de ste catherine. Un vrai mets de fête.

Cela me console un peu du temps gris, de Paris qui s'agite, et si j'osais, je ferais un mot d'esprit, mais il ne me serait pas pardonné.

jeudi 22 novembre 2012

BONNETEAU LEGISLATIF ET PROTESTATIONS DE TOTO


Château de MAttes

Tél. +33.9.77.78.21.35                                                                      



Marie-Alyette BROUILLAT

     Château  de Mattes                                        

1 1 490 – PORTEL DES CORBIERES

             FRANCE

 

22.11.2012

 

 

 

Monsieur Le Député,

 

 

 

 

 

Alors que des mesures apparemment favorables au coût du travail viennent d’être adoptées par la représentation nationale, je me permets d’attirer votre attention sur des mesures précédentes, adoptées dans le cadre du budget précédent, et qui n’ont pas encore été appliquées, alors qu’elle étaient supposées l’être au 1.01.2012.

 

Je veux parler des mesures dites « amendement coca cola » qui devaient permettre un abaissement des charges sociales pour la main d’œuvre agricole temporaire (toujours dans l’espoir de rendre la France agricole compétitive par rapport à l’Allemagne ou l’Espagne), par une taxe sur les boissons sucrées.

 

A ce jour, nous agriculteurs de base, n’avons pas encore vu la moindre mise en place de ces mesures par une MSA quelconque. Vous comprendrez donc notre scepticisme quant à l’efficacité immédiate de mesures votées, mais qui devraient prendre la forme d’un crédit d’impot surgissant mi 2014….

 

 

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’assurance de ma parfaite considération, et de mon souvenir électoralement durable…..

 

 

 

 

 

M-Alyette BROUILLAT

 

 

 

               


Château de Mattes Sabran

SIRET 334 539 913 - TVA FR 363 345 3991300015

IBAN : FR76 1350 6000 5714   9283  1000 078 – BANK Code : AGRIFRPP835

Brouillat-Arnould, propriétaire-exploitant

Médaillé au Concours Général Agricole et Foire de Macon

Coup de Cœur Guide Hachette 2000&2008

 

vendredi 16 novembre 2012

MONDIALISATION 3°

A l'heure où M. OBAMA a triomphé sans gloire mais non sans intelligence, j'apprends qu'un des anciens propriétaires de MATTES, le baron de Monteil, l'époux de la fameuse (au moins dans notre cercle) ANNE JOSEPHINE de SABRAN, fut un des marins participant à la guerre d'Indépendance, et qu'il serait même parmi les Cincinatti.

Est ce lui sur ce portrait dont nous ignorons tout ? peut être, même si le seul lien semble être l'époque
 
C'est vrai que la vie ou plus exactement la Mort, en quatre ou cinq générations, voire moins, balaie tout, et nous ignorons tout, ou presque tout, de ceux qui nous ont précédés. Peut être internet changera t'il cela en créant "des archives instantanées", chacun pouvant empiler dans le "cloud computing" sa tombe ou ses archives, que tout le monde pourra consulter par la suite.
 
Mais ce sont là des pensées de Toussaint. Nous vivons une époque intéressante, avec plein de tendances contraires, soif d'individualisme et de plaisir immédiat, mais aussi noyé dans une foule géante, mondiale, sans direction claire, massification, disait on en 1968.
 
D'autres tendances sont sous jacentes. Qui aurait pu penser que les ethnies détruiraient en dix ans l'Union Soviétique, que la foi renaîtrait de ses cendres en moscovie,  que la Chine elle même arriverait sans encombre a la table des Grands, et se mettrait aux vins ?
 
Je me souviens avec émotion des années 58-60, où je trouvais un jour une grand mère assise sur une chaise, le chapelet à la main, impassible. Mais que fais tu ? "Je prie pour la conversion de la Russie". Sa simplicité intransigeante et sa foi ne doutaient pas que les "choses arriveraient", que c'était le message de Fatima, et elle tenait vivement que les victoires de la Marne, fin 1914, quand Paris était menacé par "les Boches", était l'oeuvre de la Ste Vierge. Monde simple, clair, où tout était structuré, sans hésitation profonde, guidé par quelques vérités profondes et inébranlables. De nos jours, seule la reine d'Angleterre semble encore témoigner de cette sérénité.
 
La Chine vient de nous faire une première grosse commande. Ce sont toutes ces pensées mêlées qui sont les miennes "où va le Monde ?". Nous vivons une époque bouillonnante, du fait de la Crise, de toutes ces tendances parallèles ou divergentes, de mutations, de changements, sans percevoir encore "notre nouvelle frontière". Oui,  comme dans les années 65-70, quand , en france, les traditions ont sauté, L'Ecole, La Famille, l'Eglise aussi, sans qu'apparaisse une Renaissance, un vrai changement, sauf de façon anedoctique, l'écologie. Mais beaucoup de choses ont empiré : la pression de l'argent, la pression du travail et de l'entreprise, la soif de plaisirs, par compensation, la vie familiale, avec la multiplication du divorce, et même si on parle encore  de l'importance de la famille, on doit noter sans nul doute la perte du lien familial, ou du moins sa distanciation, au profit du groupe, des copains, des réseaux ..La perte de sens aussi, la perte de l'altérité, de la religion, du poids des traditions, même au Japon, la drogue aussi, sans compter la fievre nationaliste ou parfois religieuse, la communauté..L'homme s'est auto centré. François Mauriac, grand bourgeois, pouvait partir à Salonique et se sentir homme parmi les troupiers des tranchées en 1915. Aujourd'hui, quel serait le dialogue de M. ARNAUD avec une de ses ouvrières d'Ardeche ?
 
Même Mattes reflète cette tendance, j'allais dire, non fraternelle, peut être parce que "les choses ont changé". J'ai sous les yeux une fête à Mattes, dans les années 1965,  pour célébrer une remise de médaille du travail, 25 ans, que de visages joyeux, malgré sans doute les difficultés de l'heure ? Bref, ou est le progrès ?
 
La question fondamentale, quand on voit tout ce que l'on voit - ma dernière scene d'horreur ayant été de voir la mort filmée en direct d'un militant palestinien à Gaza par un missile - serait de se demander : "Le monde a t'il encore une âme ?". Mais il y a sûrement des démons quelque part.
 
En tout cas, quelques anges ont veillé sur la récolte de Mattes. Elle est supérieure à la moyenne quinquennale, 2250 hl, mais inférieure bien sûr à celle exceptionnelle de l'année 2011. La qualité semble être là. Mais sans perdre du temps, hélas, déjà la question des investissements 2013 se pose, avec des chiffres là aussi à faire peur :
 
- 25.000 € pour une plantation de 2.50 ha, soit les plants, environ 1 € pièce, le travail, les piquets, etc
- 35.000 € pour un tracteur
- 25.000 € pour des cuves inox supplémentaires, rendues nécessaires pour la conservation des vins blancs notamment.
 
voila nos investissements prioritaires. Il y aura besoin aussi de barriques, 500 € pièce, de travaux, de réparations, ..
 
ah, que le monde est rapide, quel flipper géant, qui fait flipper...........!mais à quoi sert que cette boule aille si vite, et que les compteurs sautent ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 


lundi 22 octobre 2012

MONDIALISATION, 2°

Oui, une chose a aussi changé par rapport il y a dix ou vingt ans, en tout cas très nettement depuis 1985, c'est l'influence de "l'extérieur", du monde en quelque sorte, sur la marche de Mattes. Et cette dépendance s'est accrue, conséquence ou syndrome de la mondialisation.

En 1985, la seule variable "externe", pour parler économie, sur la marche de Mattes était le taux de base de la banque de France ou interbancaire, qui fixait le taux de nos emprunts. Se souvient on que des prêts alors avaient des taux de 17 % ? tout le reste, à part le niveau du smic, n'avait pas d'influence.


Aujourd'hui, la liste des variables exogènes serait longue, sans qu'on puisse bien la hiérarchiser : la consommation étrangère, des pays clients, type USA, Allemagne, Japon, le prix du vrac mondial, par exemple le prix du vin chilien ou argentin, les taux d'intérêts ont actuellement moins d'importance, car ils sont historiquement bas, les taux de change (pas vraiment), la publicité ou la réputation, et bien sûr la consommation de vins et son évolution dans chaque région du monde.

J'en raconterai un exemple concret qui sera mon papillon de Singapour. Pendant des années, la politique monétaire de la Réserve Fédérale Américaine fut pour le moins accomodante, sinon imprudente, avec des taux trop faibles. Quand il a fallu reserrer le licol, ce fut la faillite de quelques banques imprudentes, et la grande crise dûe à l'effrondrement du marché immobilier US, de la faillite de Lehman Brothers. S'en est suivie une véritable crise de la consommation USA, une hausse du chômage, et pour nous, une baisse tres sensible des exportations USA, au fil du temps. En 2008, nous avions exporté pour un peu plus de 30.000 € aux USA. Cette année, après l'année dernière, est presque nulle, trois fois moins. Le Japon, apres Fukushima, a cessé pendant un an ces achats. Pourtant, les prix sont inchangés, la qualité aussi. Ce qui montre bien l'effet du battement d'une aile de papillon à l'autre bout du monde.

Mon observation ne se limite pas au cas microscopique de Mattes. Une grosse coopérative, 40 fois plus importante que Mattes, de nos voisins, avait fait fortune dans les années 2000-2009 sur le marché britannique, qui représentait 70 % de ses ventes. La crise, et la purge de la consommation, a eu raison de sa présence, se traduisant par des difficultés plus que sérieuses pour ses membres !!

Voila pourquoi, dans un sens, on ne peut pas se désintéresser - euphémisme - de la prochaine élection américaine, et notamment de l'adéquation de la vision économique des candidats aux réalités de l'heure. Et à l'échelle du simple bon sens, pour une nation connue pour être peu épargnante, vouloir baisser les impôts (déjà bas, aux dires de M. BUFFET et des chiffres) des riches contribuables, comme le veut un candidat, alors que l'Etat Fédéral est en déficit budgétaire et doit 18.000 milliards de $, laisse pour le moins songeur..........au moins, les shadoks pompaient...Nous avons eu ici un essai du même genre en 2007, et aujourd'hui, le résultat en est salé !! à votre santé. Comme quoi, il vaudrait mieux des présidents ivres que des présidents manquants de sens commun, car au moins on peut penser "in vino veritas". Et il m'amuse de voir que le taux d'alcool des dirigeants n'est pas à l'échelle de l'Histoire si mauvais qu'on le prétend...Nixon..
tiens il faudra poursuivre la réflexion la dessus, mais en se limitant aux vins, car des amateurs de vodka ont aussi laissé des traces...

mercredi 17 octobre 2012

VENDANGES 2012, suite et fin, et RENTREE.


Longtemps, la rentrée des classes fut tard,  fin septembre, au moins dans mon enfance. Pourtant nous avons su apprendre à lire, à compter, écrire, sans plus de retard et de défauts que les générations actuelles. Il est vrai que les samedis étaient remplis, comme le jeudi matin, mais je n'ai jamais eu l'impression de traverser le bagne, ni d'ailleurs le paradis. Tout ceci m'apparaissait au pire comme un potion à ingurgiter, avant d'atteindre les grandes classes, que l'on voyait à côté..

Mais ce rythme de l'enfance m'est resté. La St Michel, le 29 septembre, reste pour moi la "fin des vacances", parfois marquée par un été dit de la st michel, où le vent soufflait chaud du sud, humide, balayant les feuilles, éclaircissant l'horizon qui redevenait lumineux après les orages d'aout, et que l'automne approchait, avec les champignons, et hélas la rentrée, les jours plus courts.

Maintenant, la fin septembre marque la fin des vendanges, au moins à Mattes. Cette année, elles se sont terminées le 8 Octobre, mais je n'étais plus là. La vie est désormais une course où les jours me sont de plus en plus comptés.

Oui, les vendanges. Après bien des appréhensions, des angoisses, elles sont "normales". Je les avais vues ainsi en mai, et juillet, peut être une faible sortie sur certains cépages. Mes angoisses ont grandi en aout, malgré une pluie bénéfique, quand j'étais loin des vignes. Les premières nouvelles des blancs, fin aout, étaient mitigées. Décevantes pour le chardonnay, qui paraissait pourtant remarquable. Mirifique pour le viognier, a l'allure chétive, et qui sait décevoir.
Un mois plus tard, la messe est dite. Oui, certaines vignes ont bien réagi. Et plutôt que de mettre en cause une météo bizarre, avec cet hiver tardif et très froid, je pense que les excès de l'année dernière, une trop grande production de certaines parcelles, sont annulées, et que les choses reviennent à la normale, dans un mouvement de balancier. Nous verrons en 2013.

Normales donc en volume, globalement. Je n'ai pas encore goûté les rouges, qui ne seront pas prêts avant plusieurs mois. Mais pour les blancs, les choses sont plus faciles.

Les arômes et les goûts sont bons, fins, et l'équilibre aussi. Je pense qu'il peut y avoir de belles réussites, si l'on a su ramasser à point. Beaucoup, par habitude et par méfiance du temps, ont ramassé trop tôt, ce qui va gâcher l'image générale du millésime, au moins pour notre région, où le temps ne fut pas réellement menacant (une pluie fin septembre). Cela va donner des vins durs. Par contre, si l'on a su attendre la bonne maturité, celle du fruit mûr, je pense que les vins rouges auront un bel équilibre, une bonne vivacité, et des arômes très présents.

A voir. Mais les prévisions de bas volume affolèrent les marchés !! depuis début janvier j'essayais vainement de vendre quelques cuves dont je n'avais pas besoin, sauf pour faire tourner la boutique. jusqu'en mai, j'accusais...car les années présidentielles donnent lieu à de l'attentisme...rien pendant l'été, "attendez fin septembre" tel était le message des courtiers, à un marché où les retiraisons traînaient...Miracle, en effet, vers le 25 septembre, le marché se débloque, et voici 1300 hl vendus en trois jours..Contrats en poche, le 1° Octobre...mais est ce un hasard ?

Cela conforte 2013, et les vendanges se terminent. Rentré sur Hyeres, je fais le bilan de cet été, assez différent, dans tous les domaines. Oui, les vins de Mattes évoluent, les autres vins aussi, puisque des vins aujourd'hui de valeur ne sont pas retenus par le Guide Hachette. J'ai bu ou goûté certes quelques horreurs, mais aussi des vins "bien", même s'ils ne sont pas la majorité. Il me faut leur rendre justice : le muscat sec du domaine de Barroubio, une cuvée d'un de mes voisins, un vin des vignerons catalans acheté en GMS, un côte du rhone dégusté a st gilles, dans ce restaurant tranquille, un exceptionnel grenache blanc de M. FABRE, un autre vin blanc, grenache et roussanne, par deux fois à Perpignan. Ah si, le domaine de Trians en Provence, de M. MASUREL, au prix raisonnable. Et quoi d'autre ? si, ma surprise aura été de constater que dans beaucoup de restaurants "distingués, étoilés" le vin était souvent très cher, et pas à la hauteur, voire infect.....ce qui déçoit doublement, et me vaccine, malgré ma curiosité. Mais le cassis de M. BODIN est toujours égal à lui même, depuis plus de vingt ans. Quelle régularité.

Ma surprise est d'autant plus agréable quand j'ouvris hier une bouteille de simple sauvignon 1993, de Mattes, et qu'il est largement agréable, un très bon sancerre, et a franchi les ages, malgré ses imperfections. Puis aussi, parce que je pense qu'il faut les boire, une bouteille de Chevreuse 1998, au bout d'un jour d'ouverture, elle tient, fidèle à sa marraine...

Je me demande ce que sera la prochaine étape de Mattes sur le chemin des vins, et dans quelles directions. Faire de nouveaux blancs ou amplifier l'apport des barriques sur certains rouges ? ou mettre en bouteilles juste à temps ? ou mieux assembler ce qui existe déjà ? ou changer les cuvaisons ? ou changer les levures ? quelles sont les voies ouvertes, et les plus intelligentes ?

Pourtant,  de tels efforts sont ils raisonnables ? ne faut il pas se satisfaire, pourquoi vouloir aller plus loin, ou plus haut ? nous verrons, parce que les tourments des jours ont aussi leur poids. Mais quel peintre ne reve t'il pas de dépasser le barbouillage ?



dimanche 23 septembre 2012

MONDIALISATION

En 1985, quand nous démarrâmes le domaine, certes existant, mais sans avoir aucune expérience pratique, ni du vin, ni de la gestion au jour le jour, mon horizon se limitait au canton voire à l'appellation. La cave à laquelle nous apportions les vins étaient à 5 km, et même aller prendre des idées en dehors du "coin" passait pour franc tireur......A la Clape, à 20 km d'ici, ou Gasparets, 15 km.

Certes, les californiens plantaient du cabernet dans la Napa Valley, mais ceci paraissait un monde lointain. Même les autres appellations, Provence, Côtes du Rhone, Espagne, en naissance, l'Italie, largement ignorée.

Je ne saurais dire quand les barrières tombèrent, sans doute progressivement. Une grosse coopérative performa, sic, sur le marché britannique à partir de 1989, suscitant des envieSs. La menace vint ensuite des négociants locaux, qui se mirent à nous faire peur encore avec des importations qui esgnoles et parfois italiennes, et nos prix de revient. Ils parlerent pour nous emoustiller des vins chiliens, argentins, qui en effet commencaient à arriver à Paris. il y eut ensuite la médiatisation des vins néo zélandais, australiens, d'ailleurs lancés par Pernod-Ricard, puis le succès des grands crus classés aux USA, dans le sillage de M. PARKER, tout cela avant 2000.

Mais le Languedoc à part le marché britannique n'avait pas toujours la réputation qu'il mérite. Le  Champagne n'est ce pas réussit bien davantage à être en avant.

Tout cela rendait donc bien inconcevable, même en 2000, qu'un jour les frontières tomberaient, que les Chinois boiraient du vin (même si je me souviens avoir bu en 1989 un vin taiwanais, blanc, ma foi fort convenable), et en voudraient si fort. Que les allemands et les danois s'installeraient en masse dans notre Languedoc venté, dont l'immobilier et le pittoresque restaient accessibles, et qu'enfin aussi, un jour, ils n'hésiteraient pas à franchir la porte de nos caveaux.

Désormais, je ne suis plus étonné de voir de nouveaux visages et nationalités, si je devais citer pour cet été, et une courte présence : 3 australiennes, un qatari, des danois, des allemandes, belges, suisses, des espagnols à la recherche de Carcassonne, deux splendides blondes russes, et pour conclure la saison, emmené par le même "tour agency" de Barcelone, lui même russe, deux autres russes, certes non mannequins !!!

Mais ils apprécient souvent les mêmes vins, et voici donc la grande confraternité des assoiffés du gosier qui s'agrandit !!


Leur air satisfait n'est il pas notre meilleure publicité ? Qui a dit jadis que le communisme serait soluble dans l'alcool ? et encore à cette époque les vins français n'allaient pas jusqu'a là.