dimanche 7 juin 2015

MI PARCOURS

2015 aura été si  fertile en évènements de toutes sortes, que j'ai du mal à en   suivre le rythme. Déjà, faute de temps, je n'ai pas pu aller voir les vignes à fin mai, ou début janvier, quand elles sont les plus belles, dans ce vert retrouvé.

Les élections d'abord qui se sont succédées partout : France, Grande Bretagne, Espagne, aujourd'hui Turquie, après la Pologne. Partout des vents étranges ont soufflé qui seraient à analyser. Economiquement, la reprise semble marquer le pas, la Chine s'offrant même le luxe d'une bulle boursière et bancaire inquiétante. Enfin, la Grèce fait des siennes, ce qui ne sera que la troisième banqueroute grecque en deux siècles !! Mais à chaque instant, tout peut bousculer. 

Géographiquement, l'heure est aussi aux armes, avec un climat malsonnant : Urkraine en tension interne et externe, et je juge plutôt inquiétant  que les Rafale s'arrachent de toute part. La Chine poursuit un réarmement accéléré, déclenchant l'inquiétude de ses voisins, qui en font autant. Quant à la première armée du monde, après avoir subi une déconfiture digne de la soviétique en afghanisthan - alors que ce pays vivait en paix en 1968 sous un roi débonnaire, - et mis un pays millénaire a feu et a sang en dix ans - jamais expression ne fut plus juste - elle n'est pas capable de contenir et ses alliés et ses ennemis, et Georges W. BUSH que je considère pour ma part comme un criminel de guerre responsable est salué par les sondages actuels de ses concitoyens comme un président éminent. 

C'est dire s'il faut avoir le coeur bien accroché pour tenter d'avancer ou tenter même de marcher dans ce monde que mon enfance la plus pessimiste aurait bien été incapable d'imaginer. Tout part en c...........Les socialistes ne sont plus socialistes, dans le sens où les mots peuple, justice sociale fraternité semblent imprononçables et impraticables, l'Ecole donne lieu à des activités, à des apprentissages, , sic, et les Républicains ne sont que des transformistes de bas étage "non encore vêtus de probité candide et de lin blanc". Quant à la dernière, ses voyages à Moscou d'où elle revient les comptes regonflés laissent songeur...Oui, oui, au moins Jeanne ne s'adressait qu'à Dieu, à St Michel, et à la Vierge Marie et ne chevaucha que de Domrémy à Bourges, puis Orleans, Compiègne. 

Il faut cultiver son jardin, disait Voltaire. Cette année fraîche sur Paris a fait que les fleurs ont certes eu du retard, mais sont encore magnifiques, notamment les roses. Tout fut plus beau que jamais, le jasmin, si récent, les roses, les lys qui fleurissent ce matin, les impatiens qui grandissent vite; Mieux, le temps froid a empêché la multiplication des insectes, mais les cocinelles manquent. 

Du côté de Mattes, les ventes à ce moment de l'année sont plutot "molles", comme si les français serraient encore les boulons, ce qui est probable. Les comptes 2014 ne sont pas encore disponibles, mais ils devraient être excellents, en progression; Quelle est la part de mon action sur ceux ci ? d'autres domaines marchent encore mieux, d'autres moins bien sans doute, mais depuis deux trois ans, les prix du vin de notre région remontent enfin, après 15 ans de stagnation - 1998-2012 - et ce n'est pas négligeable. mais foin des chiffres, on regardera cela plus en details cet été.

Deux hirondelles inquiétantes cette semaine, qui me confirment que la situation n'est pas encore rose. Mon agent japonais, de passage, me dit que les importateurs japonais recherchent actuellement que des vins dont le prix est inférieur à 2 € (ce qui, entre nous soi dit met ce vin en rayon au japon à 10 €), que la consommation n'augmente pas, bref..

Deuxième inquiétude : depuis plusieurs mois, je goûte systématiquement les vins de la région, réputés, pas réputés, GD, cavistes, et aussi des vins au hasard de mes pas : restaurants, boutiques..et bien de tout ce périple, le vin le meilleur, dont je ne connais pas le prix car il me fut offert, mais doit être abordable, est un vin ITALIEN !!! par son équilibre et sa créativité !! aucun doute, il a tout pour plaire : a l'amateur, au non buveur, au curieux, à l'esthéte.  Il est temps pour nous, vignerons français, de commencer à penser, à créer, à vouloir faire meilleur, sinon nous serons distancés. Que de vins français lourds, sans esprit, chers, voire franchement mauvaise (dernière expérience un crozes hermitage xx de 2013 à 40 €, prix le moins cher, dans un bistrot parisien........).

Seule consolation : l'APOLLON me paraît toujours aussi bon, et par exemple d'un aussi bon niveau que le bordelais réputé DOMAINE DE CHEVALIER, 2008, (60 € la demi bouteille).

Satisfaction aussi de voir au bout de 30 ans MATTES profondément changé, et quelque part, sorti de l'ornière, même si rien n'est jamais définitif, comme les roses.







dimanche 31 mai 2015

FETE DES MERES ET HASARD PARKER // DES VINS DES CHANGEMENTS ET DES MODES

Le 26 mai, dans l'article précédent, je vous parlais justement des changements que j'ai observés disons en 50 ans dans les vins, et en particulier dans les grandes appellations. Sans doute pour des raisons de rendement, les bourgognes rouges sont devenus (en general) plus fluets, moins concentrés, quoique parfois plus alcoolisés, et d'une façon generale, se prêtant moins à la garde. Les grands bordeaux ont suivi eux en general la tendance Parker, depuis les années 1985. Tres concentrés, tres chauds, très murs, tres boisés, pour simplifier, à l'exception peut être des margaux et de certains appellations (Fronsac). Dans la Vallée du Rhone, on trouve toutes les évolutions et divergences. Je me rappelle par exemple d'un Gigondas 1976 mémorable, ma vraie entrée dans le vin, qui est maintenant une bistrouille vendue chère, sans relief, au nom justement de la naturalité.


Le hasard ou plutot le calendrier a voulu que je sois aujourd'hui en cuisine, et donc je suis parti à la recherche des vins pouvant être servis avec des pigeons, avec une sauce liaison recette Michel Guerard aux foies, et j'ai pensé d'abord a un Bourgogne d'antan. Je n'ai pas identifié cela dans la cave, et le hasard m'a conduit à un vin que j'ai jadis bcp aimé, l'Hermitage. C'est un 1988.

Le bouchon est intact, un vin non identifié, issu du Savour Club où il était encore Rothschild. C'est vrai que c'est un choc en le dégustant, un bouquet superbe, identifiable entre tous, de sous bois, de truffe. La couleur est relativement faible, comme les premières syrahs de Mattes. Le degré est 12°5, ce qui est relativement faible pour une année qui fut superbe.

Il est très représentatif justement de cette école d'avant Parker, c'est à dire des vins de degré modéré, dont la concentration n'était pas forcée, presque légers, en tout cas pas lourds, ni riches, mais tres aromatiques.

Inversement, le BF, ce cabernet superbe de 2008, très mûr voire sûrmuri, digne d'un sassicaia italien, est opulent, riche, concentré, avec un boisé désormais plus discret et plaisant. 

Pour ma part, j'ai apprécié les deux, en pensant quand même qu'ils se situaient aux antipodes l'un de l'autre. Peut être le BF convenait mieux sur cette viande riche, gouteuse, a la sauce parfumée.





mardi 26 mai 2015

DU VIN, de LA RAISON, et de la TRADITION

Une fois n'est pas coutume, j'ai trouvé dans un journal non agricole un article intelligent, à l'instant où depuis quelques temps, j'arrivais aux mêmes conclusions par des voies différentes, mais tenant à des dégustations que j'avais faites, des observations sur 20 ans, et d'autres points. Je vous le livre, en me souvenant, je crois, que le DIONYSOS 2001, un de ces vins, obtint un 91/100 chez M. PARKER.


samedi 2 mai 2015

TRAVAIL, SA FETE et EVENEMENTS

Le petit jardin où je suis me console de ne pas être parti pour un long week end, ou même, cassons la barraque, une semaine voire deux !! Plusieurs raisons à cette immobilité ! le temps déjà, horrible partout, me semble t'il, même s'il arrose les arbres avant l'été, et les vignes j'espère aussi, une note fiscale récente qui me coûte ...., l'attente des résultats comptables de Mattes, en principe attendus au plus tard dans 3 jours, la préparation des déclarations d'iimpôts en tout genre, l'inertie enfin; Ou aller ?? les tulipes de Hollande ? mais ce doit être saturé. J'avais pensé Italie du Nord, pour Milan et les lacs, et surtout le shopping à l'heure où l'on ne trouve plus un vêtement  classique bien fait à prix raisonnable sur Paris, sauf importés d'Italie avec un prix multiplié par 3..

Oui, le petit jardin a eu son muguet, maigre, pour le 1° mai, les fleurs ont été rares cette année. Les 3 plants de cabernet par contre se développent bien. Mais dès que le temps froid est revenu, ils se sont arrêtés de pousser, comme s'il attendait la chaleur.

Celle ci reviendra t'elle ? je peux en douter, a deux symptomes, deux observations qui ne manquent pas de m'étonner. Les merles se rapprochent, j'ai même vu un geai des chênes avant hier, et c'est signe sous une semaine ou deux d'un froid plus intense. Plus rare, j'ai la fringale a des heures indues ces temps ci, ce qui est aussi un marqueur.

Hier, en marchant dans Paris, j'ai croisé M. LASPALLES, qui allait sans doute chercher du pain chez POILANE. J'ai fait remarquer à ma femme  - là aussi, fruit des observations décennales - je suis sûr qu'il va arriver qq chose de spécial dans les jours prochains, comme s'il était le clin d'oeil du Destin. Pas raté, ce matin, j'apprends le vol de 800 plants de vigne juste implantés, à Mattes !!  et ce matin, ciel plus que gris, donc pas de Normandie et de pommiers en fleurs.

Donc me voici confiné. mais le travail ne manque pas. déjà regoûter les vins 2014, et voir la suite. Il y aurait aussi à parler des coréens, des chinois, qui viennent voir nos vins, de cette internationalisation à marche rapide, de ce climat français, des divagations gouvernementales sur les apprentis - tout, puis rien, et leur inverse en 5 ans. Et la xieme réforme du système d'éducation, sans que j'entende exiger ce point de base : savoir lire, écrire, compter !! et bien sûr, je précise sans faute. Ce que fait Israel en quatre mois pour  tout nouvel arrivant - apprendre le yiddish, donc un nouvel alphabet, l'écrire, le parler -tout cela en quatre mois de cours intensifs, pourquoi ne pas le pratiquer ici à 5 ans, 10 ans, voire a la place d'un service militaire ??? n'importe quel enfant normal peut apprendre a compter en six mois, vers 3 ans,  à lire aussi, et il aurait le temps de reste pour rêver, ce que je continue  de faire en songeant à de telles choses. Mais sait on, points concrets, que la moitié des enfants entrant en sixième ont des difficultés à lire ? que plus de la moitié des élèves passant le BEPC, qui est pourtant une simple formalité, ont moins de la moyenne en mathématiques ?
Comment ne pas être horrifié de tels résultats ? nous sommes en train de fabriquer depuis 40 ans des individus qui ne peuvent que devenir à terme un sous prolétariat, au rythme de 200.000 par an......ceci avec apparemment les meilleures intentions du monde !!! Ce qui était possible il y a 100 ans, 50 ans ne l'est plus pour l'Ecole ??

La réflexion ne va pas plus vite dans mon "cher" Cru Corbières, qui au lieu de se concentrer sur les fondamentaux de son cru : le soleil, le terroir géologique le plus complexe de France, l'ancienneté de la vigne depuis 2000 ans, entonne des stupidités aussi convaincantes que le carignan > 70 % et les food trucks !! Montrez moi plutot des bouteilles de plus de 15 ans de carignan, que nous comparerons aux meilleurs vins de France et d'ailleurs...oui, la sélection, et oserais je dire le travail, voila ce que pourtant LA FONTAINE avait appris aux agriculteurs, et aux autres.

Mais je m'arrête, il serait trop tard pour goûter les vins, et le monde n'aurait pas bougé d'un iota.....


mardi 31 mars 2015

SALON PARIS CAVES PARTICULIERES 29 MARS 2015..

Ce salon mérite quelques lignes, en raison de deux points fort différents. 



Le premier est relatif à comment dire une observation anthropologique ou sociologique d'un même phénomène, un salon, vingt ans plus tard..je ne veux pas dire que c'est comme l'observation d'un village, mais a regarder la rivière, on voit des changements, même dans cette France qu'on dit bien souvent inchangée.

Le deuxième est plus centré sur les vins de Mattes, et leurs perceptions par le consommateur, là aussi vingt ans après.

Oui, voila plus de 20 ans que je n'avais pas replongé dans les entrailles de la Porte de Champerret, là ou se tient ce salon.

Des inchangés : les lieux, les stands, les frigos (pourtant loué 70 € la semaine), l'atmosphere, l'organisation. Bcp des vignerons d'alors ne sont plus présents, sans doute leurs affaires sont elles trop bonnes, et pour quelques autres, les visages ont changé, les enfants sans doute. l'absence de domaines très réputés, a part Daumas Gassac, et quelques autres. La bonne humeur des vignerons, qui malgré les régions différentes, sont restés malgré tout "des paysans de France", et même pour les nouveaux venus. C'est vraiment un côté France Eternelle, et des échanges comme jadis, sans se regarder comme concurrents, mais plutot confrères. Les élèves des ecoles de commerce n'ont pas encore envahi les vignobles.......

les changements : les consommateurs ont largement changé. Avant le client type était un homme de 50 ans, buvant régulièrement, et achetant parfois de grosses quantités, soit au dessus de 60 bouteilles, a expédier. Il recherchait un bon vin, pas trop cher, à boire tous les jours. Il pouvait venir en couple, ou non, mais madame n'intervenait pas. Le vin avant 1968 était une affaire d'hommes..

Maintenant, les clients réguliers de Mattes ne sont pas venus au salon, sauf une. le client traditionnel existe encore, mais ce qui frappe, surtout le week end, c'est l'invasion de jeunes couples (disons plus exactement paires, car souvent trop jeunes pour être mariés), où madame dirige, joue souvent à la connaisseuse, achete une ou deux bouteilles, après en avoir dégusté 10, que monsieur règle. Il n'est pas rare non plus de voir des groupes de filles, étrangères ou non, ou des groupes entiers de copains !!!

Oui, très formatés, très écoles de commerce. si l'on voulait pousser plus loin l'analyse, notamment transactionnelle, avant, le discours était vigneron client, très traditionnel, l'un parlant, l'autre écoutant, etc, dans un échange sobre. Maintenant, c'est bcp plus pintades, avec des questions qui se veulent judicieuses, le sont rarement, et sont plus à destination des copains copines autour qu'il convient d'étonner, alors qu'il n'y a nul concours en jeu...tout cela dans une atmosphere tres "before". Manifestement, sans être encore des patrons du CAC 40, la modestie leur paraît ou inutile ou superflue.

Je suis injuste, j'ai croisé et apprécié deux garcons, seuls, qui m'ont étonné. L'un étant un ex sciences Po, voulant se convertir aux vins pour le Japon, très éclaire, et le second, un garçon d'une vieille famille du métier..

Ensuite, alors que la France aurait une poussée anti-étrangers, plein de chinois, japonais, s'initient a nos vins, ou les apprécient. Mon dernier client vendredi fut un chercheur égyptien, et les deux premiers lundi matin, excellents connaisseurs des vins du sud, furent des américains de l'Ambassade, arrivant par le premier avion !! 6 chevreuse, et 6 apollon. MOndialisation ??? et vous voudriez fermer les portes ? commençons par balayer nos paliers.


Bref, le monde change, change vite, change fondamentalement....du moins quelques tentacules. Et Mattes dans tout cela ?

Il y a 20 ans, nous avions un seul vin, sinon deux. Le Bacchus, d'excellente facture, mais aujourd'hui abandonné. Il se voulait vin quotidien, à prix très raisonnable, ce qu'était le vin alors.

Maintenant, en rouges, le domaine propose 6 rouges, et un seul produit me semble encore manquer. Nous sommes capables de couvrir par les profils gustatifs de nos vins,  de la région du sud de Lyon, au Bordelais grand cru classé. Peut être remonterons nous un jour jusqu'en Touraine, ou approcherons nous la Provence.  Donc une offre beaucoup plus large qu'un simple Corbières.

 L'image d'ailleurs n'est plus négative comme avant, même s'il a fallu beaucoup de temps, et que les limites ou la localisation de l'appellation semblent toujours inconnues. C'est un vin du Sud, du soleil, avec parfois de bons produits, au profil rustique pour beaucoup avant qu'ils ne les goutent.

Deuxième point que ce salon m'a confirmé, "les gouts restent bien différents et ancrés". Un auvergnat ne boira pas ce qui plait à un bordelais (et réciproquement), un normand, un nordiste, etc. donc les vins choisis seront différents : corsé, ou fruité, lisse ou plus typé, fondu ou plus typique, boisé ou non, etc. La syrah, par exemple, plaît davantage aux gens de la vallée du rhone, et les gens du sud ignorent souvent le pinot. Donc il y a encore une mosaïque française, qui s'atténue avec l'âge, et aussi l'habitude des vins.

Le goût américain existe aussi, etc. Pour moi, la surprise a été de découvrir le goût parisien, et les vins qui leur plaisent. L'été dernier, au caveau, j'avais été un peu déçu voire surpris que deux vins ne marchaient pas, ne décollaient pas, même dans les ventes de fin d'année. J'en arrivais à me poser des questions sur mon propre jugement. ou si j''avais perdu les pédales. le DIONYSOS et l'APOLLON.

Or, ce sont les deux vins qui ont été le plus appréciés et vendus sur Paris, a tel point qu'on a du refuser des demandes. La Sabran par contre, y trouve moins une clientèle. Le Chevreuse est bien apprécié, et jugé bien fait par les pro. On constate aussi que les gens n'ont plus de cave, cherchent des vins à boire rapidement, donc que les vins doivent être "buvables" sans attendre. Ils n'ont toujours pas idée des alliances plats vins. 



























































dimanche 15 mars 2015

RECOLTE 2014 - SECONDE DEGUSTATION.

Dimanche 15 Mars.

Cette seconde dégustation a eu lieu, sur un second lot, commencée le 3 mars, et presque achevée le 15 mars.

Très curieusement, ce lot, prélevé simplement 15 jours après, n'a pas la même tonalité (dans le sens son orgue). Le vin est plus fini,, sinon fini, il n'est pas bourru, il semble prêt a être embouteillé. La seconde conclusion est que les conclusions elles même, notamment le classement lui meme, sont plus faciles . Même si le classement lui même est inchangé.

Mais par exemple, la cuve 10, un grenache, qui m'avait paru très sucrée, gazeuse, presque un soda, est maintenant nette, fruité, et j'observe aujourd'hui, 15, plus de 10 jours après son ouverture, qu'il est parfait, peut être manquant un peu de couleur, mais un grenache fin, subtil, presque un très bon pinot de bourgogne, le côté cerise en moins. Assemblé avec du mourvèdre, il donne un excellent assemblage.

Bref, aujourd'hui, ce qu'on peut dire de cette récolte 2014 est qu'elle est assez homogène, fruitée, que les vins ne sont pas lourds, sans manquer de matière, et que, malgré cela, les vins semblent montrer une excellente longévité, et donc garde.

La différence d'appréciation est encore plus net entre le rosé brut et le rosé embouteillé.....bref, au final, mon seul regret pour la récolte 2014 est son médiocre volume, et le prix du marché, car je pense qu'au final, les vins 2014 de Mattes pourront un jour approcher de l'exceptionnel.