samedi 19 janvier 2013

BILAN 2012


Commercialement, 2012 a bénéficié du volume important de la récolte 2011. Nous avons commercialisé 3100 hl, contre 2230 l’année précédente. En volume, les ventes en bouteilles réprésentent un volume de 500 hl, mais plus de la moitié du chiffre d’affaires, qui devrait atteindre en 2012 un record, autour de 450.000 €


Sur le plan commercial, les ventes bouteilles, après avoir chuté fortement en 2010 en particulier à cause des marchés export en crise (USA) ou du déstockage, ont marqué une amélioration en quantité (+26%), sans rejoindre encore les années antérieures. Avec un prix moyen de 3.95 € contre 4.60 € en 2011. Ceci traduit un certain redémarrage des ventes export (15 % en 2012), qui avaient fortement chuté en 2011, du fait de la crise au USA et au Japon. Pour la première fois, des ventes significatives ont été faites en Chine. Les ventes en France 4° trimestre ont été résistantes et satisfaisantes.
 

Les prix vrac sont encore inférieurs à ce qu’ils étaient en 1998, même s’ils ont marqué une légère hausse en fin d’année. Les conditions de commercialisation ont été difficiles jusqu’à fin septembre, quand il est apparu que la récolte 2012 ne serait pas ce qui était espérée chez beaucoup. En une courte semaine, fin septembre, apres 9 mois de patience active, nous avons commercialisé 1400 hl, à des prix convenables. Nos stocks sont en légère baisse, et représentent un peu plus d’une année récolte à ce jour.

 
Dans ces conditions, il nous a paru opportun d’engager dès fin septembre un programment d’investissement significatif, incorporant une nouvelle plantation pour 25.000 €, un tracteur pour 35.000 €, des cuves inox pour 25.000 € notamment. Cela permettra de conserver un fort niveau d’investissements et d’amortissements avant le défi des années à venir, et de subventions intéressantes. Le niveau actuel des taux d’intérêts et le niveau de l’endettement LT sont autant d’encouragements. Soit un montant global d’environ 100.000 €. Oui, la viticulture a besoin de capitaux importants.
 
Les cuvées 2012 ne sont pas encore prêtes, mais les premières dégustations laissent entrevoir des blancs excellents, avec une bonne acidité, et pour les rouges, un côté fruité, vif, assez complexe, qui devraient permettre des assemblages intéressants.

lundi 31 décembre 2012

FIN ANNEE 2012

Fin d'année, dont le visage chaque année s'accentue. Pour les uns, la fête obligatoire, sinon le départ pour des vacances, pour les autres, pas mal de formalités, notamment pour les entreprises, et leurs gérants : boucler les comptes, faire des bilans, voir les actions à venir, faire les inventaires au 31.12, etc, toutes choses devenues de plus en plus impératives au fil du temps.
 
Tout s'est accentué de part et d'autre au fil du temps. Oui, je peux regarder le passé, arrivant dans l'année de mes 60 ans ! jadis, les voeux étaient la chose la plus indispensable, surtout pour l'enfant que j'étais. Voeux à chaque membre de la famille, même aux plus insupportables, cartes pour les plus lointains, voeux à la maîtresse d'école qui avait droit à un petit cadeau, aux voisins, ceci dès le 1° janvier. Il n'était pas rare de voir arriver des gens pour moi inconnus à la maison venant présenter leurs voeux, et qui repartaient après les propos d'usage, et le verre de goutte, pour les plus "buvards", dans les familles généreuses..Ma grand mère s'en tenait aux prières, et à un billet de 5 F, parce que j'étais le filleul.
 
Il n'y avait pas de réveillon, au moins tant que nous fûmes enfants, c'est à dire jusqu'à 15 ans, et 20 ans pour les aînés. Le 1° janvier, il y avait un grand déjeuner de famille, chez l'un ou chez l'autre, réunissant les cousins.
 
Cette année, Paris est plein de touristes, noir de monde. Il fallait hier matin vers 11H les environs de la Tour Eiffel. Même le marché de la rue Clere, dans ce 7° discret et prudent, était peuplé, et d'habitants et de musiciens. Certaines grands mères cherchaient déjà à préparer un réveillon, qu'on devinait parfois sommaire...à la commande..
 
Oui, Paris noir de touristes, que je suppose essentiellement étrangers, des ex pays de l'Est. Des Japonais plus âgés aussi, des jeunes couples, des bandes de chinois, surtout dans les grands magasins aux mille feux et vitrines effarantes par les prix. Les chinois sont là, ils dépensent, la Concorde déploie sa roue, son sapin un peu esseulé, les quais sont embouteillés, bref Paris pour une fin d'année ressemble à l'an 2000, alors que d'habitude, le silence règne.
 
C'est le cas dans notre quartier, où le seul visage (à vrai dire j'ai d'abord reconnu le dos puissant) croisé est celui de Gérard Depardieu, qui, non, hier n'était pas en Belgique, mais faisait du scooter dans "sa rue". Il aurait été intéressant d'avoir une conversation avec un confrère vigneron, et de saluer les mânes de Jean Carmet autour d'un verre, mais a t'on le droit d'une telle fantaisie, fut ce le 30 décembre ?
 
Donc bilan de fin d'année. Les chiffres comptables ne tomberont que début mai dans leur sécheresse et leurs colonnes alignées. Un sentiment en attendant ? contradictoire et mélangé. Les ventes directes sont juste égales à celles de 2011, qui avaient connu un fort recul. Faut il alors parler de résistance ? Le caveau semble remonter un peu. Les prix par contre sont aussi plats pour le vrac, qui représente maintenant la moitié de nos ventes. Sait on qu'ils sont inférieurs en monnaie courante à ceux de 1998, il y a quatorze ans ?
 
Cela fait rêver, quand les magasins, partout, témoignent d'une inflation invraisemblable pour des choses banales ! pommes à 2 €, etc, le croissant à 1.50 € soit dix francs de jadis..chèvres à 7 €, baguette...Je l'ai connue à 0.35 puis à 0.42 au début des années soixante, ce qui fait 5 ou 6 centimes d'euros. Pour 40.000 FF, on avait une vaste maison spacieuse en pierre, et son terrain.
 
Oui, tout a glissé, et pas vraiment vers le progrès, sauf pour certaines classes sociales, qui vivaient vraiment dans des conditions proches de la misère, réelle. Car là aussi, le visage de la misère a changé.
 
Il n'était pas rare que bien des logements alors (1970)  n'aient pas le confort élémentaire, non de nos conditions d'aujourd'hui, mais d'alors. Sol de terre battu, ou plancher hors d'âge, ou ciment,  une ampoule maigre, l'eau froide à la fontaine, parfois sur l'évier. Pas de salle de séjour, mais une cuisine, vaste ou rétrécie, qui servait à tout. omni présent, un fourneau, servant aussi bien à la cuisine qu'au chauffage. La machine à laver arrivait. Il n'était pas rare de voir encore des souliers en bois, et les voitures n'étaient pas autant répandues. Des meubles souvent rares, ou très vieux.
 
Aujourd'hui, parfois la TV présente des cas de familles dites "nécessiteuses" ou "pauvres". Ma réaction est souvent la même : des cuisines auxquelles rien ne manque, des visages parfois rubiconds, des ordinateurs, des tv écran plat, des gens assez bien habillés,  bref, comme l'on dit, "une misère loin de sauter aux yeux". Certes, Paris regorge cette année de clochards, mais c'est différent de la "misère officielle".
 
Cette idée - du confort relatif - m'a souvent frappé. J'avais alors le sentiment que les différences entre riches et pauvres, à mon échelle, n'étaient pas si grandes qu'aujourd'hui. Des gens relativement riches - pas des émirs - vivaient , et s'en contentaient, dans des conditions qui nous paraitraient aujourd'hui sommaires. Chauffage central souvent absent. Cuisine préhistorique ou inexistante. J'ai eu la confirmation de cette impression d'alors en visitant la Boisserie et Malagar plus tard. A part l'espace, le volume de la maison, certains beaux meubles, ces maisons certes ont un charme, mais ne sont pas l'idéal des générations d'aujourd'hui, et même l'opposé, décors simples voire pauvres, en tout cas peu rationnels et inconfortables suivant les normes actuelles.
 
Mais je m'égarerai presque, sinon pour dire que sur cette place de la Madeleine qui elle n'a pas changé, je viens de voir  une bouteille de château Latour à 970 €, et un coffret de trois bouteilles, dont deux seconds vins de grands châteaux à 2.960 € !! on est en train de perdre le sens commun !
 
Ceci me ramène à un livre que j'aime beaucoup de William Bonner sur ""l'inéluctable faillite de l'économie américaine", qui a le mérite sur beaucoup d'ouvrages d'avoir prédit la crise de 2000 (internet), et surtout 2008, bancaire, en analysant le fonctionnement de l'économie américaine : privilège du dollar, baisse relative des salaires pendant 40 ans, endetttement excessif des classes moyennes, qui non seulement s'endettent, mais n'épargent pas !! tout en voulant protéger leur niveau de vie..parmi mille symptomes.
 
Oui, aujourd'hui, nous sommes à la veille de la falaise fiscale. Que faut il souhaiter ? tout ceci semble bien impossible à mettre en oeuvre de façon rationnelle.
 
Oui, de plus en plus, il semble que nous vivons dans un "monde virtuel". Je ne parle pas spécialement de ce monde audiovisuel, que je ne connais pas, de toutes ces stars, dont le nom ne me parle pas, de ces atmosphères un peu irréelles dans lesquelles nous baignons, et pas seulement le 31 décembre. Jamais on n'a tant fait d'émissions de cuisine à la tv, et jamais les gens n'ont si peu cuisiné !! tout maintenant appartient au monde du préparé, du surgelé !! on parle de la fonte des glaciers, mais la fonte de nos traditions, qui pourtant explique notre histoire pour 2000 ans, est passée sous silence. Hier, à la radio, un de nos grands cuisiniers, M. ALAIN SENDERENS, expliquait que pour son restaurant, et la qualité, il s'approvisionnait en agneaux d'Espagne !! que les éleveurs français avaient perdu le métier ! pourtant la France n'a t'elle pas plus de verts paturages que la seche Espagne ?
 
Hier toujours, chez un des plus anciens et connus pâtissiers de Paris, je demandais à un de ces grands jeunes hommes maigres tout en noir qui marquent nos boutiques de luxe, "une tarte Bourdaloue" qui fut longtemps la spécialité de la maison, et méritait en effet le détour!! Il me tourna une paire d'oeils surpris, pensant à une fantaisie de diplodocus égaré ! Eh oui, il ignorait, dans ce vatican de la patisserie, ce qu'était une tarte Bourdaloue !! la gloire de sa maison !
 
Ce sont toutes ces impressions qui me baignent en cette fin d'année. Traditions, apparences ronflantes, écume des jours, réalités discrètes mais solides, qui va l'emporter à long terme ? C'est particulièrement critique pour la viticulture française, héritière de traditions nées à Rome, retrouvées au Moyen Age, et simplement perfectionnées depuis. C'est aussi le premier poste excédentaire de la balance commerciale. Garder les traditions, voire les enrichir, mais aussi évoluer dans un monde qui change.
 
« Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change » (Le Prince Lampedusa).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


mardi 18 décembre 2012

BUGARACH

Si vous observez la photo sur la page facebook, chateau mattes-sabran, vous verrez à l'arrière plan une montagne bleue sous le soleil du midi, garnissant l'horizon. c'est le massif de BUGARACH, devenu si fameux avec les récentes prédictions de fin du Monde....oui, fin du Monde, j'allais dire, comme vue du balcon.

J'ignore ce qui se passera le 21 décembre, je ne m'y suis pas intéressé, en aurais je eu le temps que je ne l'aurais pas fait, me souvenant des mots terrifiants de mon enfance

« En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat. Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel.

et ma mère ajoutait "et les hommes sécheront de frayeur", ce qui ne manquait pas d'exercer sur mon imagination fertile d'enfant une forte pression, car dans l'échelle de l'horreur, les orages d'aout la poussaient au placard, véritablement bouleversée, et aveugle, se bouchant les oreilles toute une apres midi, et allumant un cierge bleue, dont j'ai oublié à qui il était dédié. St Barbe ? mais enfin l'orage finissait par disparaître dans la soirée, la vie reprenait son cours,  ces éclairs qui faisaient trembler les murs, les grondements terrifiants m'avaient forgé une idée du grand déluge final, ou de ses débuts.
 
Il y a quelques semaines, France Culture mit au programme une émission d'une heure sur Bugarach. Mais mon esprit occupé par les factures de Mattes n'écouta que d'une oreille distraite, a peine entendis je l'histoire d'une cathédrale souterraine, de pics géodésiques, de châteaux cathares..et quelques contradictions de scientifiques.
 
Il me plait toutefois que mon Aude éternelle et secrète soit pour quelques jours comme un Paradis Terrestre, qui sera épargné.

lundi 3 décembre 2012

SURPRISES CULINAIRES

En 2000, je crois, je me mis dans la tête de refaire une cuvée de sauvignon. Nous avons à Mattes une parcelle de 1992, et d'ailleurs, en octobre, avec surprise, je bus une bouteille de 1994, qui à mon avis, valait bien un grrand sancerre.

Donc en 2000, j'achetais des barriques, que sur une impulsion stupide, j'achetais tres brûlées, et en outre, nous laissâmes le sauvignon trop longtemps...

Bref, de cette expérience malheureuse, il me reste dans un coin du caveau je crois 600 bouteilles dont j'extrais de temps en temps quelques exemplaires pour faire des fonds, poisson, veau, gelée, ou il est tres bon.

En effet, finalement, si je devais risquer une comparaison, cela ressemble à un madère blanc..Hier, donc au marché du dimanche matin, quelqu'un me brandit un plateau de framboises, qui me parurent tres roses et bonnes pour moi, 5 €, 8 barquettes..

Mais au retour, que faire de tout ceci ? pour ma part, je décidais de faire un sabayon, qui est une sorte de crème anglaise au vin, eh oui.
5 jaunes d'oeufs, 200 gramms sucre, vanille gousse, zeste de citron, peu, et 200 ml de vin. Une fois que tout est blanchi, mettre sur bain marie, et ajouter le vin. Au bout d'un quart d'heure, sans trop de chauffe, on obient une creme visqueuse, mousseuse, et ...................délicieuse....sans aucun gout de sauvignon..Servir tiède en versant sur les framboises dans une coupe.

Ce même jour, un de mes amis, suisse d'origine, et amateur de choses suisses, me dit "a midi, on a fait une fondue fribourgeoise avec ton vin" qui n'est pas suisse, puisqu'il s'agit de viognier de Mattes, et c'etait délicieux.

vacherin fribourgeois - gruyère (les deux fromages suisses de saison  50/50- ail - et viognier donc.


Sans couteau suisse, mais avec du vin de Mattes !!

vendredi 30 novembre 2012

HONORE DE LAREINTY (1996).

Revenant tard de notre expédition en Banlieue (marché de Noel, pour le fameux Bourgogne de l'Hay les Roses), nous cherchons la fortune du pot.

Un reste de poulet froid, du fromage de tête, des chips gaufrette, mais quoi boire ??? le hasard de la pioche à la cave me fait tomber sur une bouteille dont mentalement j'ai un mauvais souvenir, et donc "bouteilles à boire avant qu'il ne soit trop tard".

Il s'agit de l'Honoré de Lareinty, qui fait partie des cuvées essais chevreuse, et je crois qu'elle utilisa les foudres désormais immobiles que j'avais achetés pour l'occasion, 40.000 F je crois les deux, 22 hl chaque, je crois, pour faire comme à Bandol..

Oui, car il s'agissait de mourvèdre, dans une bonne année, mais j'ignore s'il s'agit de mourvèdre pur ou non !! ah mémoire.

Oui, la même année, en syrah, il y avait eu la cuvée Jean Ruffel, qui elle n'a pas tenu, voila pourquoi j'ai une mauvaise image de 1996 !!

Oui, le vin est très frais, assez frais disons, pour un vin de 16 ans, je ne me fais pas gronder pour avoir monté un vin imbuvable ! il est tout à fait "mourvèdre", c'est à dire net, sans fioritures, spécial, discret, long, avec la menthe poivrée finale...L'austère qui se marre, pour moi c'est bien le cépage "Jospin", protestant dans sa rigueur et son côté contenu, même si parfumé.

J'aurais aimé comparer ce vin avec des Bandols de la même année.......hélas, je n'en ai pas. Mais voila qui me renforce dans mes convictions, un cépage remarquable, qu'il faut cueillir mûr, et surtout attendre, au moins deux ou trois ans, et assembler. Ce n'est que dans l'assemblage délicat qu'il est vraiment grand (ex Dionysos).

CONSEILS

Ami lecteur que j'accable de ratiocinations, je veux au moins te faire découvrir quelques divins breuvages qui t'apporteront sinon l'ivresse, du moins la gaieté et le plaisir,


1°) En un samedi pluvieux de novembre, dans la côte des Bars, la bien nommée,  je découvrais, sur les pas du Guide Hachette, certes, mais c'etait aussi le seul ouvert dans ce village endormi pres de Bar sur Aube,

Champagne Philippe FOURRIER

www.champagne-fourrier.fr


J'ai acheté trois types, un blanc de blanc pour l'apéritif, à 15.50 €
Un cuvée réservée, assemblage classique, comme champagne de repas, à 13.80 €
enfin, mon préféré, qu'il faut boire dans les six mois, sic, champagne rosé, à 13.80 € dont le nez m'apparut prodigieux.

Depuis que j'ai découvert ce producteur, un côté assez unique, des vins mûrs, complexes, et fins, j'ai oublié les crémants et autres mousseux auxquels j'avais, nous avions dû nous résoudre, faute de trouver de bonnes choses dans les prix accessibles ou même supérieurs type Laurent Perrier.


2°) ce matin, deuxième essai pour des Bourgognes,

là aussi perle du Guide Hachette.

Domaine de Maupertuis, à Civry, dans le 89.

Choix de 5 rouges et 6 blancs .

En rouge, j'en ai pris plusieurs, mais sans conteste, c'est le moins cher que je préfère, il est concentré, net, typique, long, agréable,
Pinot Noir, les Brulis, 2010, à 6 €

En blanc chardonnay, idem, coup de foudre pour Les Truffières 2011 à 5.70 €.


Dans un autre domaine, ami lecteur si tu veux suivre mes pas, n'oublies pas de visiter une patisserie etroite et cachée sur la RN7 de jadis,

Patisserie F. BROYER, à Tain l'Hermitage, RN7, avec des gâteaux traditionnels (dont la Pogne de Romans aux vraies pralines), des choux, à prix canon et qualité super garantie.




PROPHETIES A L ANCIENNE

Le 11 septembre dernier, Madame et moi arrivions à Mattes pour les vendanges. Un temps normal, ni chaud, ni froid. Une montagne de  bagages.

C'etait le début d'apres midi. Je regardais mes arbres proches de la maison, après l'été. Je dis "mes" avec une certaine possessivité, car j'en ai planté quelques uns, qui méritent et mon regard et mon attention.
 

Notamment le cedre bleu de mes cinquante ans...le pin noir d'autriche, le thuya qui s'est bien acclimaté, alors que je le croyais condamné au climat humide breton,

quand soudain je vis une chose curieuse dans le ciel, et saisis mon appareil . C'était un vol de cigognes. au moins deux cent. Photo originale disponible sur demande à jlbrouillat@numericable.com (google la refusant ici à cause de sa taille).




Je me dis soit l'hiver va être tôt, car il était tôt pour une telle migration, qui intervient plutot début Octobre, vers le 10 en général sur la côte méditerranéenne, soit il va apparaître des bébés.

Ami lecteur, que j'abreuve souvent de propos bizarres, à défaut de bons vins, j'avais raison, et pour les deux choses. La neige est bien arrivée tôt, vers Grenoble, sur mes montagnes natales aussi, et va descendre ce week end. et les bébés sont pour bientôt............