lundi 26 août 2013

MATTES, du 15 aout au...........................

Parce que l'on oublie les observations quotidiennes, je me dois de noter ce qui m'a frappé

1°) météo

le temps est vraiment spécial cette année. Mattes, dans mes "jeunes années", était le pays du temps plus frais, c'est à dire d'un air sec, du vent du nord plutot stable, parfois de marin (vent de la mer, plutot humide), que celui de la Provence que je connais mieux.

La, en dix jours, nous avons connu tous les temps, le 15, un marin plutot sec, et 29°, le 16, un temps frais du nord, presque pluvieux, le 17 un temps couvert et lourd avec 28°, ensuite une période plutot chaude, sans vent, presque 30°C, puis depuis vendredi un temps frais, du nord, avec 23°C et un soleil souvent nuageux. Globalement, c'est plus frais que ces dernières années...c'est même le temps de fin septembre. Cette nuit, il a fait 18°C, ce qui est frais pour la saison, le temps de début octobre. que seront les vendanges ?

 Mais des gens ont vu déjà des cicognes le 15 aout, ce qui n'est pas bon signe !!


2°) caveau.

il est certain que la crise marque, les achats sont plus rares, et seuls les etrangers ne semblent pas se restreindre. Juillet a été dans la moyenne.........que sera aout ? ma semaine a été moyenne, avec 3 jours sans une visite, et tout à coup, 9 visites, le vendredi, jour a vrai dire froid et couvert, et bonnes ventes. Mais on voit de nouveaux visages, bcp de russes venant de Barcelone, les allemands, les suisses, moins de danois que d'habitude, les français plutôt aisés.

3°) tourisme,

difficile à dire, bcp de monde à Port la Nouvelle, le samedi, la plage noire de monde, malgré le vent.

vendredi 23 août 2013

FEDEX, SUITE.................22 AOUT 2013

Cela ne mériterait pas d'être raconté ici, si ce n'était révélateur d'un monde, qui n'est plus le mien, où tout arrive de l'extérieur, par ordinateur, sans que l'individu ait son libre arbitre, puisse faire preuve de bon sens, bref à l'heure ou l'on est envahi de toutes parts, par mille choses émises par des machines ou des individus, et comme si on se sentait aux prises d'une pieuvre géante aux tentacules incontrolées !!!

episode précédent. Mon destinataire danois a recu (comme venant de moi) un colis qui n'est pas celui que je lui ai envoyé !! Fedex est supposé faire des recherches et récupérer ce colis pour l'envoyer au vrai destinataire, en principe USA, si j'ai bien compris.

épisode du jour - jeudi 22. C'est un temps gris, avec des nuages venant de la mer, un marin gras comme on dit ici. Beaucoup de clients au caveau, puisque les gens ne peuvent aller à la mer. Un luxembourgeois, qui me parle des grands ducs (les siens, pas les oiseaux), des allemands qui veulent "juste voir", des allemands qui achetent, des parisiens en famille nombreuse qui viennent avec le guide Hachette sous le bras, etc.

Dans ce flot, arrive vers 15H une camionnette Fedex. J'ai un colis pour vous ! vous avez retrouvé le vin ? je ne sais pas mais j'ai un colis. Ouvrant la camionette, j'ai qq doutes, par le volume. Ensuite, l'emballage n'est pas le mien !! je vois enfin que l'expéditeur est mon danois !! forcément, il ne m'a pas réexpédié mon vin, naturellement. enfin, je vois sur des plastiques déchirés BUCHER VASLIN à Rivesaltes, et destinataire USA. La mention est très claire, même pour un analphabète, mais mon livreur doute !! je dois le convaincre.

Je comprends que c'est la fameuse coupe de métal (en réalité un réservoir ou une pièce de pressoir) envoyée
par BUCHER VASLIN à Rivesaltes, mais que Fedex m'envoie à moi !!! personne n'a lu les mentions sur l'emballage !! personne n'a suivi la consigne de récupérer l'envoi, mais de le renvoyer sur le vrai destinataire !! et non moi ! bref, le colis a fait perpignan-danemark-perpignan, et revient à son point de départ ! enfin presque...parce que si je l'avais accepté, le colis aurait bien été "livré" !!

tout ca parce que les gens se fient à leurs écrans de telephone, machines, pcs, sans regarder ou jeter un oeil sur un colis, et exercer leur oeil critique !!! machinalement !!

Quelle monde prépare t'on !! a ce propos pour ce jour, la météo avait dit le matin "ciel dégagé l'apres midi, contre mon impression" . Eh bien mon impression fut meilleure.


jeudi 22 août 2013

VIE QUOTIDIENNE ET PARANOIA VIGNERONNE !! POSTE ET AUTRES

Jours suivant le 15 août, présence au domaine, sur place, avec la charge de la vie quotidienne, et ces mille choses qui vous "bouffent" le temps........o temps modernes.

qq exemples

1°) la poste.

Sous Napoléon III, à l'époque ou les facteurs marchaient à pied, ou le courrier était véhiculé par voitures à cheval ou au mieux le train, une lettre postée à Charleville (Ardennes) était remise à son destinataire à Paris le lendemain.

Entre Hyeres et Mattes, mais j'ai de multiples autres exemples, à l'infini hélas, une lettre postée la veille peut arriver le lendemain, deux jours plus tard, trois jours plus tard, le record si j'ose dire étant la semaine.

C'est particulièrement gênant dans le cas des choses à payer à date fixe (charges sociales). Mais ce qu'il y a de plus étonnant c'est qu'un chronopost posté avant 16 H, coûtant 25 €, qui suit sans doute le circuit postal historique, garanti livré "partout en france le lendemain avant 13 h" mit lui même deux jours............


2°) FEDEX

Nouvel exemple de ce que les services nouveaux sont chers, et pas toujours efficaces.

Dimanche dernier - eh oui, il y a parfois des fantaisies - un distributeur de vins étranger m'appella, avec un mois de retard pour moi, car il aurait pu réagir avant, mais donc en toute urgence de son côté, pour me faire expédier 4 x 2 bouteilles comme échantillons.

Oui, oui, me dit il, FEDEX livre le lendemain.

Le lundi matin, néophyte, j'appellais un serveur vocal bien compliqué, mais payant, 0.12 € la mn,  dont la réponse se limita à me donner un numéro de réservation, en me précisant que le produit sera ramassé avant 17 H.
Je courus à Narbonne acheter les emballages idoines, préparais les bouteilles, tout était prêt à 14H, et en effet le paquet était ramassé à 15H.
Ouf ! j'étais satisfait d'avoir franchi la première étape, et rempli la tâche.

C'était sans compter avec le démon !! ou plutôt les chaînes multiples d'emmerdements du monde complexe, qu'un rien fait dérailler.

Le lendemain matin, je vérifiais en effet que le produit était bien dans la ville de destination, et qu'il serait livré avant 13 H.

15 H, appel affolé du distributeur ! e mail de confirmation !! il a recu un paquet FEDEX en effet à 13H, mais il contient une gigantesque coupe de métal, envoyée par un vigneron du val de loire, à semble t'il un distributeur américain ???? HEIN ??? DE QUOI ??? (prendre l'accent COLUCHE).

Naturellement, re serveur FEDEX, payant, qui me confirme ce que je sais, mais n'a pas d'explications, le commercial FEDEX, qui me dit d'envoyer un mail de protestation sur une adresse dédiée (sic), mail, reponse de reception standard, on m'appelle deux heures plus tard, rien de nouveau. Je crie quand même haut et fort qu'il n'y a aucune explication logique à ce qu'un colis A, avec l'adresse précise, un code barres, soit perdu, et qu'un autre soit livré à sa place...

Ami lecteur, patiente, nous en sommes qu'à la moitié de l'histoire...........Devant l'urgence, on m'accorda de faire un second envoi "non facturé" sic.

Mercredi matin, re appel sur le serveur payant, re réservation, re voyage à Narbonne pour prendre emballage special, re préparation des échantillons, etc, tout était prêt à 13H. L'attente commencait........15H, personne, 16 H, toujours rien, à 17 H, personne. à 17HO1, j'appelle encore le serveur vocal, on me confirme bien ma réservation , et apres quelques attentes, on me dit que le ramassage sera effectué à 17H30.
Patience......17H30, appel, par miracle, ou hasard, je prends l'appel car disponible et pres du téléphone. "Ah Monsieur, votre réservation a été annulée...on a cru que vous aviez fait une erreur...que c'etait le chargement de lundi ??? Hein ? montée d'adrénaline...........Je fais une réservation ce matin ? et le chauffeur par lui même l'annule , alors que c'est urgent, et que j'ai attendu toute l'apres midi pour une affaire urgente, que vous avez deja perdu l'envoi précédent ? re montée d'adrénaline, plus forte........." Monsieur, je vais voir ce que je peux faire ...attente....monsieur, pas de camionnette disponible, votre envoi sera ramassé demain..........3° étage de mon ascension....Vous êtes ou ? l'avion part quand ? nous sommes à perpignan, la navette part à 18 H20..

Bref, à 17H40, me voici parti à triple galop de mon cheval allemand pour Perpignan....sans aller trop vite, car victime de la malchance, mon capot avait tendance à vouloir s'ouvrir.........Mais à 18H20, j'etais à Rivesaltes, et la personne, d'ailleurs aimable et de bonne volonté, me dit qu'il avait pensé à une erreur, en faisant la liste pour le sous traitant ramasseur , devant l'afflux des demanes de ce jour !!!! restait à éclaircir la raison du mauvais premier envoi !! pas sûr, mais à Paris, sic et resic, les adresses d'expédition sont re saisies, et une erreur a pu être commise à ce moment !

Vive la modernité, les emmerdements, et les gens saturés sans recul ! 

3°) CLOUD COMPUTING, ou la modernité encore !

comme si un ennui ne suffisait pas, mardi, je recus un appel disant que le site de Mattes n'était pas accessible..techniquement, le site est hébergé par un serveur français, un spécialiste, ovh, dans des ordinateurs situés dans le nord !! Oui, c'est vraiment l'informatique dans un nuage !! Mais difficile de parler a ce Ciel, et d'obtenir des réponses..

En effet, vérification faite, le site n'était pas accessible. Je pensais naïvement que cela venait que j'avais pas encore réglé le renouvellement à échéance du 2 septembre....car ils m'avaient déjà coupé une fois le robinet.

Je me saisis donc du problème, allais sur le site de paiement, et réglais avec la CB du domaine, au nom de ma femme !! pensant que cela serait suffisant.............

Une heure plus tard, deux e mails d'ovh en réponse !! l'un envoyant la facture à récupérer par un lien (admirez la simplicité), l'autre disant que mon paiement ne serait accepté (sic et resic) que si je faisais la preuve de l'identité du payeur !! (refaire a ce moment le HEIN ? QUOI ? COLLUCIEN), en renvoyant par e mail, ou par fax, on me laissait le choix, 

- le K bis de la société
- la copie de la carte dont on cacherait certains numéros (sic et resic)
- la carte d'identité du signataire !!

Je crus rêver !! comment une sté traitant par internet, comme le fait n'importe quel vendeur, comme le fait Mattes lui même, oserait envoyer une telle demande stupide ? au pire dans le doute, ils peuvent appeler le nom qu'ils ont !!

Je mis deux mails , l'un incendiaire, l'autre disant que leur demande était impossible à remplir, tout en joignant copie du passeport de madame (aurais je dû demander avis de réception ? ou l'article du code civil autorisant cette vérification d'identité ?)

Deux heures plus tard, le site n'était toujours pas accessible !! je contactais le service commercial (telephone payant, 0.34 € par minute). J'eus deux personnes, à qui il fallut décliner chaque fois l'identité complète de l'appelant, mail, telephone, etc), et la dernère me confirma que "tout était apparemment normal". Mais pourquoi le site n'est pas accessible alors ??? Monsieur, il faut appeler le service technique..........

Re serveur vocal, à 1.35 € l'appel + 0.34 par mn + le cout d'un appel mobile (sic et resic) ! au bout de 4 mn, une voix me répondit, à qui j'expliquais en mots simples mon probleme, après avoir recliné completement mon identité, mon identifiant que sais je !! j'aurais entendu une réponse en zoulou que cela aurait été plus clair. Vous avez quel type de serveur ? mais mon site est hébergé chez vous !!!!! etc..après d'autres échanges du même type, je reçus le conseil de faire un restart ou un bling (sic !!) ou un DNS, qu'il n'y avait aucun problème chez eux, même si le site était "effectivement coupé". Je préférais abandonner, Il était 19H30, et j'avais passé plus de 2 H, en démarches, et téléphone payants.

Voila, au moment où l'on parle de la "simplification de la vie des entreprises" quelques épisodes peu glorieux mais réels du quotidien plus que fréquent, débordant de mes trois dernieres journées.........

dimanche 11 août 2013

SUITE ET FIN - GUERMANTES - 11 aout 2013

Deux choses finalement auront marqué cet été, dont je me souviendrai. La température, qui dès 10 H bien souvent, me faisait suer comme une éponge, et la peinture des bordures, qui s'est avérée être un exercice terrifiant !!! je me faisais une difficulté de recoller les bordures décollées, ce fut simple !! très simple, juste de remettre les choses dans l'ordre, et de faire attention. Mais la remise en peinture fut un exercice de patience. La peinture à l'eau d'abord ne tenait pas...la peinture à l'huile elle tenait, mais je ne retrouvais plus le gris pastel 19 DULUX, à nuance bleue, mat et brillant, que j'avais achetées il y a quelques années, dont je n'avais pas assez.

Ensuite la plus petite des bordures faisant moins de 2 cm, le geste devait être précis ou répété. Ensuite fond ou baguettes d'abord ? aucune vérité, les deux sont nécessaires, simplement il faut revenir des fois et des fois sur les bords du plein ou de la bordure, pour obtenir un résultat intéressant. Toujours est il qu'il faut au moins passer trois ou quatre fois sur chacune, sans compter les retouches, pour obtenir un contraste convenable. Une autre difficulté vint aussi du platre et du mastic polymère que j'avais utilisés pour boucher les trous ou fissures, et qui peints en blanc, devinrent légèrement jaunes, obligeant à une nouvelle couche de laque. Mais qu'importe, les choses ont avancé, malgré la durée, malgré la chaleur, malgré la tendance naturelle.
Comme un bonheur n'arrive jamais seul, le soir, lors du "diner de travaux", j'ai eu la joie de découvrir une carte des vins "parfaite", à Bormes les Mimosas, au restaurant la Rasteque. Parfaite par les prix, ce qui n'est pas courant, et même dans les grandes appellations, ou champagnes, parfaite dans ses choix, parfaite dans sa longeur, assez courte, mais eclectique, et surtout dans sa présentation, avec des explications sur le type de vins, les cépages, le millésime, en quelques mots courts et choisis. Nous avons bu d'ailleurs ce soir là un assemblage grenache gris /grenache blanc du domaine des Schistes, à Estagel, dans les PO. Un très bon équilibre, une finesse, une longueur, même si j'aurais aimé sans doute une pointe de Bourboulenc, voire de maccabéo.N'hésitez pas à visiter ce restaurant, très intéressant, et pro. dans une région ou le touriste est souvent tondu. En plus, stationnement aisé. et un prix modéré pour cette qualité là.


mercredi 31 juillet 2013

ETE 2013 - 31 juillet 2013

Je me suis souvent demandé pourquoi je n'avais pas baptisé une cuvée du nom de "Guermantes", puisque ce nom est lié indissolublement à d'anciens propriétaires de Mattes, dont Alyette de Lareinty Tholozan, qui y naquit en 1890, et l'habita jusqu'en 1920, probablement, quand ce domaine fut vendu à la famille HOTTINGUER, dans le cadre de la succession de Louise, disparue en 1914, et d'Honoré, mort à la Guerre.

Mais c'est à ce monde de Proust, pour le côté mondain et de l'Abbé Mugnier, plus catholique si j'ose dire, que je pensais en entreprenant ce mois ci ma dernière folie, à savoir la remise en état de la grande salle à manger de la villa THOLOZAN, elle aussi issue de cette famille, et dorénavant peuplée de fantômes invisibles, car pas mal sont morts ici, ou y sont passés, Jules, Alyette, Sosthène, Monsieur de Dion, Elzear, duc de Sabran, Honoré, le savant, le duc de Chevreuse bâtisseur, en 1858. et tant d'autres....

Oui, défi un peu absurde, mais nécessaire, car son état empirait chaque année, mais devant lequel je reculais devant l'ampleur de la tâche. D'abord à cause des proportions, une salle d'environ 50 m², certes, mais surtout plafond à 4,50 m.

J'ai longtemps hésité, car le temps me manquait, et je ne "sentais pas" les choses. Comment faire ? que faire ? dans les années 20, au sortir de la guerre, tout avait été badigeonné d'une couleur verdâtre, mais épaisse, qui maintenant s'écaillait, sans doute par l'effet des variations de température. La décoration précédente, qu'on pouvait donc imaginer, était un faux bois, sans doute mise en place dans les années 1870-1880, par le duc de Sabran. En effet, plusieurs tableaux sont de lui, et la décoration est typique du style de cette époque. Mais qu'était la décoration originelle à la construction ?

A ce jour, nous n'en savons rien. Je n'avais pas la capacité de refaire des faux bois, sur une surface disons de 25 m x 1,50 de hauteur. En plus, cela avait un côté très sombre.

L'idée me vint d'harmoniser la salle à manger, avec la rotonde adjacente, et le grand salon, qui ont des tons blanc et gris, suivant les surfaces. C'est le samedi 13 juillet que je me mis à la tâche, en commencant par les fenêtres, bien âbimées par les ans, et les doubles volets.

C'est d'ailleurs les pas des artisans d'alors, plus que les fantômes de Proust, que je retrouve. Quelle qualité dans le travail, quel sens des proportions et de la beauté, quelle choix des matériaux. Voila des volets exposés depuis 160 ans a la lumière, et qui sont presque intacts. Les vitres ne sont pas mastiquées, mais fixées par des baguettes quart de rond, fines. Les doubles volets se replient et ont leurs niches. Une porte invisible dans la boiserie. Une autre encore plus discrete. Les plaques de sécurité sont fixées par des vis, et ces vis sont recouvertes de caches, semi sphériques, en ivoire......etc.
voila en quelque sorte AVANT













 PENDANT LES TRAVAUX, avec quelques parties achevées. Le changement est assez net, et satisfaisant.



La suite ou la fin, au prochain épisode.....cette maison retrouve un peu de sa beauté, "il faut imaginer Sisyphe heureux......." (derniere phrase, de mémoire, du "mythe de Sisyphe" d'Albert Camus).





lundi 17 juin 2013

TOURNANT

Jusqu'a ce jour, 17 juin, le temps aura été horrible sur Paris, depuis la mi Octobre, et bien sûr, depuis notre retour de Mattes, le 24 mai. Le chauffage aura tourné jusqu'au 15 juin !

Mais ceci fait au moins la joie du jardinet, les rosiers cette année n'ont pas souffert du soleil, de la chaleur, le rhododendron fut magnifique. Certes, les hortensias traînent et les geraniums voudraient se transporter en Alsace !

Qu'en sera t'il de la vigne ? la st médard fut pluvieuse, de grands vents ont marqué la fin mai. Tout semble dérangé. 1989 aussi fut pluvieux au printemps jusqu'a devenir caniculaire et sec en été, avec de fortes chaleurs entre le 15 juin et le 15 septembre.

Quand sera t'il cette année ? alors que les fils du Ciel (comprendre les Chinois) font pression sur le commerce des vins, au profit de leurs capteurs solaires...oui, encore le soleil.

Parfois la lassitude me saisit, devant tout ce qu'il y aurait à faire, et que l'on ne peut  entreprendre, à l'échelle humaine. J'appartiens déjà au passé, faut il songer a planter encore des arbres ? Le jour de mes 60 ans, petite surprise, à cause du temps, pas d'escapade, mais un déjeuner simple à la maison, pour lequel je pioche dans la cave un rauzan gassies, de 1998. Ce vin fut un de mes préférés dans les early 2000s.

Là, il reste le même, encore vif, très bordelais, mais semblant manquer de vigueur, de structure. Il ne fait que 12°5 il faut dire.  Au fur et à mesure de l'ouverture, au fil du temps, en moins de 30 mn, il devient banal. Mais ô miracle, fermé, le soir, il a retrouvé sa vigueur !! et une nouvelle fois, fait une glissade. Mais au déjeuner du lendemain, il remontre ce phénomène (goût retrouvé) que je ne peux expliquer !! Potentiel d'oxydo réduction stoppé par le manque d'oxygène ? mystère !!

Cette dégustation tenait à une sorte de pari, avec un fidèle client de Dordogne, qui pense que le Chevreuse 2004 est à sa limite, alors que pour ma part, je le vois "tenir" encore dix ans...certes, la cave et ses conditions sont primordiales. mais ce chevreuse 2004 a un potentiel qui m'apparaît intact, comme me surprend le vieillissement de l'Apollon 2008, que je jugeais hasardeux, et qui, ce midi, est aussi étonnant en bouche qu'un feu d'artifice à Chantilly, oui, les fusées montent, montent, et finalement éclatent !!

Que seront les vins dans dix ans ? depuis mon enfance, ils ont bien changé, notamment les blancs,  où l'Italie à mon avis nous met toujours sur le tapis. Il est rare, très rare, d'être décu par un vin blanc en italie, ou dans un resto italien en france,  ils ont souvent une personnalité, un brillant, là où beaucoup de vins blancs français ne sont qu'"honnetes" sans être grands...Par contre, en rouges, je n'ai pas retrouvé cette distance, ni même des choses étonnantes, même le sassicaia bu plusieurs fois sur les rives du Lac de Come, dans un lieu enchanteur !! ne m'avait pas emballé. Un grand vin, mais comme une grande dame, écrasante.

Les rosés surfent sur le succès, sans en être souvent dignes ! finalement, ce sont les champagnes qui désormais me surprennent le plus..d'ailleurs au fil du temps, vu la hausse qui a affecté les autres vins, ils sont devenus abordables, même au restaurant. Et pour un peu de patience et de recherche, on découvre de très bonnes choses, dans les 13 €-15€, notamment dans ces nouveaux vignobles proches de Colombey les 2 Eglises. Autour de Bar sur Aube, désormais se font des Champagnes de valeur, et de petit prix, de plus en plus fins, de plus en plus complexes, qui témoignent que le vin s'apprend en 40 ans.


dimanche 26 mai 2013

CHOSES VUES - VOYAGE EN FRANCE.

Il existe des livres un peu oubliés, "voyages en France" de Stendhal, et "voyages en France" d'Arthur Young, qui chacun a leur facon font revivre au pas du voyageur les différentes contrées, les provinces, les économies, et plein d'observations sur la vie d'alors, soit à la Restauration, soit juste avant la Révolution, et même à ses débuts.

Je ne chausserai pas leurs bottes, car déjà je voyage seul, et le temps des voitures de coche est terminé. Mais qu'importe, j'aime une fois par an traverser cette France, et la sentir parfois tant dans ses racines que dans ses changements.

Donc tour de France du 14 au 24 mai. Direction le Sud, Mattes, par l'Auvergne. Mais Dieu sait pourquoi, à la sortie de Paris, je prends la N20, mais hélas un accident fait prendre une heure de retard. Mais les mérites du GPS me font connaître Longjumeau, dont j'admire la charmante mairie de NKM, hors d'âge (la mairie, bien sûr !), et la tour de Monthléry. La campagne commence à 20 km de Paris, dès qu'on s'écarte des routes principales. Passé Etampes, c'est déjà la Beauce et ses espaces infinis, sans arbre. Peuplés désormais d'éoliennes, comme les pays du Sud. Mais y a t'il du vent en Beauce, Monseigneur ??? Nenni, me semble t'il, en tout cas pas aujourd'hui, où le temps est frais. Voici Patay, village endormi, et pourtant victoire de Jeanne d'Arc.

St Denis de l'Hotel, symbole de tous ces alentours commercialisés et chalandisés que sont devenus les alentours de toutes les villes françaises, surtout moyennes. Comment une telle laideur a t'elle pu se propager si vite, et si fort, en dépit des lois Royer ? et de façon si uniforme ? y a t'il une exception française ? peut être Bourges ? comment les maires ont ils pu commettre de belles hérésies ? mais c'est dans le midi, soit tempérament, soit espace disponible, que cette frénésie commerciale se déploie le plus dans toutes ses laideurs, Narbonne, Gemenos, Toulon, Hyeres, Cannes !!

Par contre, la Sologne, d'Orleans à Bourges est préservée, comme elle le fut, et la nature respire. J'aime le pays des demoiselles Tatin, des étangs, de Salbris, où le père Lagardère aurait bien mérité sa chapelle, des boulots, des hêtres. Il fait frais, sinon froid pour la saison, environ 10°C. D'ailleurs, nous ne dépasserons les 10°C qu'une fois arrivés à Lodève.

Tout est vert, l'herbe des fossés est drue, toute britannique, on imagine des moutons pâturant dedans. Mais juste des villages et bourgs à l'écart du monde, tranquilles et bien entretenus. Mais le nombre de boulangeries fermées un mercredi à la campagne me surprend. Jadis, les commercants ne fermaient à la campagne que le dimanche soir, ou le lundi, et encore !!

Ici, les villages sont propres, entretenus, tranquilles, les trottoirs nets, la chaussée bien entretenue, les jardins riants et coquets, les maisons en général anciennes, mais fraîches. On sent la vie. et même une certaine sérénité, que je ressens aussi sur un trajet que j'aime beaucoup, Aix Avignon par l'ancienne nationale 7.

A Bourges, un peu en retard, je reprends l'autoroute, et la pluie nous accueille à partir de Montlucon, devenant orage froid et diluvienne avant Clermont. Au moins les paysages du Charolais sont herbeux, alors qu'il y a deux ans, c'était le maroc en été.

Du fait de la pluie, je n'apprécie pas mon Auvergne natale, où la température varie entre 6° et 10°C. Le printemps semble à peine être arrivé ! le temps s'éclaircit sur le Larzac, où je découvre un charmant village, hors d'âge, la Cavalerie. Voilà un maire qui fait bien les choses. 

La descente sur le Languedoc, avec une pluie fine. Les vignes font en retard, la chaleur habituelle n'arrive pas, et tout sera gris jusqu'à Mattes, où il fait un peu meilleur, mais ou l'herbe a envahi les vignes. Le vert de mai..

Avons nous dîné à la maison le soir de l'arrivée ? il me semble. Un bon feu de cheminée serait appréciable, mais j'ai toujours vu cette cheminée sans feu. Il faudra que je m'y risque.

Jeudi et vendredi furent occupés par la vie du domaine, comptable, résultats,  dégustations 
m'a frappé surtout le viognier 2012, bien sûr quelques cuvées, dont le mourvèdre de 2011. Et le premier soir, je finis une demi bouteille d'Apollon, que je jugeais impropre à la dégustation des clients, mais qui, deux heures plus tard, me donna un doux sommeil, accompagné d'un Simenon retrouvé. Oui, à beaucoup, cette maison paraît archaïque, et elle l'est certainement, sans confort, hors d'âge, sans chauffage, une salle de bains des années 1920, des murs qui se fissurent, a tel point que la cuisinière récente me parâit le comble du luxe, sinon une Ferrari exotique. Mais cette maison a une âme, à laquelle je touche rarement. Cette fois, à peine ai je changé de place un tableau, et acheté un canapé qui lui ira mieux que ce que je lui avais infligé. Mais elle me désole un peu, car les fleurs n'y prennent pas, malgré mes essais. Au plus, au fil des ans, les arbres que j'ai mis l'embellissent, mais point les fleurs...


Peu de plantations faites cette année. Ce que le banquier me confirmera. Mais il me dit aussi que les livrets d'épargne se remplissent, que les gens économisent, + 5% pour lui, ne dépensent pas.



La région d'ailleurs parait engourdie, avec peu de touristes, des volets clos, des voitures rares sur les routes. Le jeudi, visite d'allemands, un peu par hasard, de la région de Constance. Mais oui, je connais, Madame, vous êtes en face de St Gall en Suisse !! Les allemands n'ont pas de problème de pouvoir d'achat, ils viennent depuis cinq ans dans la région, et repartiront avec de l'Apollon, du Chevreuse, et du Clos Redon.

Oui, Port La Nouvelle est bien vide en cette maison, et hélas, le blanc de M. Barrail n'est plus à la carte du restaurant, dont la cuisine ce soir me déçoit, est ce le côté "boite " ? le comble......

 il était 19 H, plage déserte, orage menaçant, ciel très blanc, et cette photo hors du temps.

Orage violent dans la nuit, trombes d'eau. Du Samedi, je me souviens d'allemands encore, mais qui étaient venus à Mattes il y a cinq ans, et qui, en vacances à Gruissan, sont revenus.

Dimanche de la Pentecôte. Température fraîche. Mattes ne voit pas le St Esprit, mais d'une part, la réunion d'une famille nombreuse, les Campardou, faisant leur réunion annuelle, et une nouvelle naissance, Giulia. Quel monde verra t'elle d'ici 2100 ? comment Mattes sera à ses 80 ans ? Sans doute le pin centenaire sera t'il là ! mais que sera le monde alors ? trêve de questions...Madame n'ayant pas le goût à la cuisine, direction un restaurant qu'on nous a recommandé, le Toit Vert, à Fitou. J'ai téléphoné, accueil très chaleureux et rare. Fitou connaît son vide grenier annuel, si bien qu'on est obligé de contourner le village par les hauteurs qu'a peintes le Duc de Sabran. Et je découvre ces champs de cailloux, de bonnes terres à vignes, peuplés de cédres du Liban, avec un paysage splendide, vers lesquels je reviendrai plus tard.


Carte courte, mais suffisante. Déjeuner en terrasse excellent, fin même, qui rend joyeux. Pas loin de la perfection, en tout cas, qui est mémorable. D'ailleurs au fil de l'horloge, le restaurant se remplira.



Ah cette tuile de chocolat, en face de ce mur (millénaire ? sans doute non). En tout cas, la cuisinière est écossaise, et je reviendrai goûter son pudding au whisky !! 30 € et vins à prix modérés.

Peu à peu, le beau temps revient, mais aussi le vent.

Mardi, tour détaillé des gîtes, pour me rendre compte des améliorations et des travaux à faire. puis achat de qq meubles. Je comprends pourquoi les hotels type Novotel, dans le monde entier, font des chambres standards et pensées, pour éviter les surprises de l'un et les déceptions des autres. Mais faut il vraiment faire du Novotel ?

Jeudi, jour douloureux avec plein de chéques à faire !! environ 30.000 € ! mais les commandes semblent revenir, puis départ pour la maison de Hyeres, avec un vent incessant qui nous accompagnera tout au long. Halte habituelle à St Maximin, mon solutré depuis 1983.













La Ste Baume a toujours sa beauté. La maison aussi, où les arbres ont poussé, mais où les années sont sales des feuilles transportées par le vent et de l'herbe poussée. Tant pis, plus tard.

Dîner  sur le pouce dans la cuisine là aussi hors d'âge, mais où il faudra investir au moins dans un nouveau frigo et une cuisinière autre que de récupération !! mais quel vin !!


Hélas, en cette soirée, ma déception est d'entendre ce qu'on entend par "réforme de l'Education Nationale" me rend fou !! on croirait Ubu Roi. Comme si le premier objectif n'était pas de savoir lire, écrire, compter !!
et aussi d'apprendre la politesse, respect des autres, et dignité de soi même !! Ensuite, apprendre, être orienté, et trouver sa voie dans ce monde difficile. Quel gâchis. 150.000 personnes promises au pire depuis 50 ans ! Miracle que le chomâge ne soit pas plus haut !! Pire Horreur, un suicide dans la cathédrale de Paris, et  pas par une Pussy Riots.

Retour sur Paris, par le chemin d'antan, je veux dire la nationale 7 jusqu'en Avignon. Cette route que j'aime tant. Vent, fraîcheur, Aix n'atteint pas 10°C à 11H. Où est le midi d'Antan ? Le Ventoux si visible aujourd'hui, la croupe d'Apt, les montagnes du Lubéron..Puis, après une forte averse de neige et imprévue, le pays natal, qui change lui aussi, mais semble se recroqueviller dans ses 2°C. Le cimetière plein de visages connus et disparus.
Lyon seul atteint 15°C et semble active. Mais la route est là, la pluie revient, les charolais paissent sous la pluie, la Bourgogne frileuse, avec un temps exécrable, enfin Paris. Il est 22H30, et Montparnasse fait la fête.